Rendre à César ce qui est à César (Mt 22)

Culte du 18 10 2026

 

MUSIQUE d’ENTRÉE

 

ACCUEIL

Dieu est présent au milieu de nous. C’est lui qui nous accueille.

Tellement de gens qui venaient voir Jésus,

les uns avec des attentes énormes,

les autres agacés et prêts à lui rendre la vie compliquée,

les uns par curiosité,

les autres suivant  le mouvement …

Tant de rencontres et certaines qui nous sont transmises, dont nous avons des traces

mais qui nous invitent nous tous à nous approcher, à rencontrer, à nous laisser toucher et travailler par une bonne nouvelle annoncée il y a si longtemps mais qui ne perd pas d’actualité.

Nous voici rassemblés à la quête d’une telle rencontre,

que le Seigneur bénisse ce rendez-vous et nous inspire par son Esprit. Amen

 

 

 

DEBOUT PRIERE DE LOUANGE

64/51 page 1090  Le cantique de Marie

Et Marie dit:

Mon âme exalte le Seigneur,
47 Et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
48 Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante.
Car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse,
49 Parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses.
Son nom est saint,
50 Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
51 Il a déployé la force de son bras;
Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses.
52 Il a renversé les puissants de leurs trônes,
Et il a élevé les humbles.

 

DEBOUT Cantique 1 66, 1.2.4.  Vous tous les peuples de la terre (p. 78)

 

 

ASSIS  A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU

 

Un jour on voulait piéger Jésus. Mais il s’en est sorti en disant :

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Voici la maxime qu’il nous laisse:

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

 

ASSIS  RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES

Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Si c’était aussi simple!?  Prions :

  • Seigneur,

tu dis « rendre » et je me rends compte que je n’étais même pas consciente de ce que j’avais reçu. Pardonne-moi et reçois ma reconnaissance pour tout ce qui vient de toi.

  • Seigneur,

tu dis « ce qui est à Dieu » …

mais j’ai du mal à saisir ce qui est à Dieu. N’est-ce pas tout à lui ? Moi, ce que je possède, ce qui m’entoure ? Comment lui rendre ? Pardonne-moi et prends déjà ma reconnaissance pour ta présence qui me précède.

  • Seigneur,

tu dis, « César », et je me rends compte que les Césars de mon temps ne sont pas si faciles à reconnaître, ou alors tellement détestable que je n’ai pas envie de donner quoi que ce soit.  Et pourtant je donne sans cesse, de mon temps, de mon argent pour ce qui me semble incontournable. Pardonne-moi et aide moi à mieux discerner où je devrais investir et me donner vraiment. Amen

 

 

ANNONCE DE LA GRÂCE

Le Seigneur dit à travers les prophètes :

En quoi t’ai-je fait de la peine  ?

Pour toi, j’ai été un libérateur,

je t’ai délivré des chaînes du péché.

Je t’ai donné mon pardon et le pouvoir de faire le bien,

Pour toi, j’ai été un sauveur.

Pour toi, j’ai sacrifié mon Fils.

Pour toi, j’ai été patience et amour.

C’est vrai qu’il est difficile d’être mon témoin et mon enfant;

c’est vrai que ma patience t’étonne

et te demande beaucoup de patience

et que mon amour est bien secret.

Mais je t’ai ouvert une vie généreuse et un destin de lumière.

Ne l’oublie jamais.   Amen

 

 

 

PRIERE AVANT LES LECTURES

Nous prions avant de lire la Bible : Père éclaire-nous par ton Esprit Saint pour que les mots de la Bible soient  vraiment un message qui nous vienne de toi et un message qui nous aide à vivre.  Ta Parole est force dans notre faiblesse, lumière dans notre nuit, vérité dans nos doutes, vie dans notre mort. Amen.

 

LECTURES BIBLIQUES

 

Es 45, 1- 6

Voici ce que le Seigneur déclare à Cyrus, l’homme qu’il a mis à part : « Je te donne mon appui, pour te soumettre les peuples, pour ôter aux rois leur pouvoir et ouvrir devant toi les portes verrouillées des villes. 2Moi-même je marche devant toi. J’aplanirai les obstacles, je fracasserai les portes de bronze et je briserai les verrous de fer. 3Je te livrerai les trésors secrets et les richesses bien cachées. Ainsi tu sauras que je suis le Seigneur, que je t’appelle personnellement, moi, le Dieu d’Israël. 4Pour mon serviteur, le peuple de Jacob, pour Israël que j’ai choisi, je t’ai pris à mon service. Et je te fais cet honneur alors que tu ne me connais pas. 5Le Seigneur, c’est moi et personne d’autre. À part moi, il n’y a pas de Dieu. Tu ne me connais pas, mais je t’ai revêtu de force. 6D’un bout du monde à l’autre on reconnaîtra ainsi qu’en dehors de moi il n’y a rien. Le Seigneur, c’est moi et personne d’autre.

 

Mt 22, 15 – 22

15Alors les pharisiens allèrent tenir conseil pour décider comment piéger Jésus par une question. 16Ils envoyèrent ensuite quelques-uns de leurs disciples et quelques partisans d’Hérode dire à Jésus : « Maître, nous savons que tu es vrai : tu enseignes en toute vérité le chemin qui plaît à Dieu ; tu n’as peur de personne et tu ne tiens pas compte de l’apparence des gens. 17Dis-nous donc ce que tu penses de ceci : est-il permis ou non de payer l’impôt à César ? » 18Mais Jésus connaissait leurs mauvaises intentions ; il leur dit : « Hypocrites, pourquoi me tendez-vous un piège ? 19Montrez-moi l’argent qui sert à payer l’impôt. » Ils lui présentèrent une pièce d’argent, 20et Jésus leur demanda : « Cette image et cette inscription, de qui sont-elles ? » – 21« De César », répondirent-ils. Alors Jésus leur dit : « Ce qui est à César, rendez-le à César, et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » 22Quand ils entendirent cette réponse, ils furent remplis d’étonnement. Ils le laissèrent et s’en allèrent.

 

 

 

PREDICATION

I

Il y a quelques semaines, avec les membres de notre famille, nous avons participé à un sondage de la Banque centrale européenne. Jusqu’au 21 septembre, on pouvait donner son avis sur les nouveaux visuels qui illustreront les billets en euros dans les prochaines années.

Il s’agissait de 10 propositions graphiques retenues au terme d’un concours organisé à l’échelle de l’Union européenne. Les pistes retenues se font autour de deux thèmes qui mettent en valeur :

  • la culture européenne avec des figures majeures des arts et de la science,
  • ou alors la nature avec des fleuves et des oiseaux.

D’après les statistiques, les Européens du Sud auraient plutôt opté pour des figures majeures et l’architecture, et les Européens du Nord plutôt pour la nature. On verra d’ici quelques mois ce que la Banque aura choisi.

 

 

II

En tout cas, nous sommes loin, très très loin d’une approche de la monnaie dans l’Antiquité. Autrefois, il était inutile de faire un sondage. Personne ne s’intéressait au goût des sujets. La monnaie marquait une époque, une époque définie par les gens au pouvoir. C’est pourquoi on mettait l’effigie de l’empereur sur les pièces. L’empereur était omniprésent et régnait sur tout, même dans les bourses de ses sujets.

C’est une coutume qui posait problème dans la Judée occupée par l’Empire romain.

L’un des Dix Commandements dit :

Exode 20, 4-5 : « Tu ne te feras point d’image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre. Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point. »

Or, le César romain imposait justement les deux : qu’il soit représenté un peu partout, par des statues ou des gravures, et qu’en plus on l’honore comme si c’était un dieu.

Comment s’en sortir alors si l’on a d’un côté une loi religieuse qui l’interdit et de l’autre une réalité politique et sociale qui impose une soumission à d’autres règles ?

 

 

III

Une réponse est celle-ci, et Matthieu y fait allusion peu avant notre passage biblique.: Pour payer au Temple – ce qui signifie accomplir des actes conformes à la vie religieuse -, on imposait une autre monnaie. Les gens qui venaient au Temple et qui souhaitaient acheter un animal à offrir en sacrifice, par exemple, devaient d’abord changer leur monnaie contre celle du Temple. Il y avait donc à l’entrée du Temple des bureaux de change où l’on pouvait procéder à cet échange… contre un prix, bien sûr.

Ce sont entre autres ces bureaux-là que Jésus va attaquer quand il chasse les marchands du Temple.

Mt 21, 12-13 : « Jésus entra dans le temple. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, il renversa les tables des changeurs et les sièges des vendeurs de colombes. Et il leur dit : Il est écrit : Ma maison sera appelée maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de bandits. »

Nous n’avons pas d’explication comment Jésus justifie ses actes violents, mais on peut s’imaginer qu’il se heurte à cette façon de faire, devant ce blanchiment d’argent. Une manière de faire qui propose une solution artificielle, mais qui ne touche pas au problème de fond.

Les pharisiens sont scandalisés. Ils avaient trouvé une solution pour contourner le problème et Jésus met cet équilibre, difficilement trouvé, en danger.

 

 

IV

Nous nous en doutons : la question de la monnaie touche à quelque chose de plus grand. À l’exemple de l’usage de la monnaie, il y est question de l’interprétation et de l’application de la loi religieuse en général.

L’évangéliste Matthieu se sert d’un jeu de mots pour le souligner.

Jésus dit : « Montrez-moi l’argent qui sert à payer l’impôt. »

En grec : nomisma.

Ce qui est presque la même expression grecque pour parler de la loi (nomos).

Quand Jésus dit : « Montrez-moi l’argent », nous pouvons également entendre : « Montrez-moi la loi, parlons-en. Voyons comment interpréter la loi ! » … en général.

Quand on se dit croyant (ou croyante), soumis à la loi que Dieu a offerte, peut-on vraiment faire de tels compromis que d’échanger l’argent de César contre sa propre monnaie ?

Peut-on rêver d’installer un monde parallèle qui est le district du temple et de se promener entre les deux, comme si on changeait d’appartenance à chaque fois ?

Le jour, je suis citoyenne romaine, et le soir, quand je vais au temple, je deviens quelqu’un d’autre ?

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mt 22)

Mais ce qui est à Dieu, est-ce que cela se tient à l’intérieur d’un bâtiment ? Certainement pas ! C’est lui le créateur du Monde et de tout ce qui vit. C’est donc partout où nous sommes que nous avons à rendre à Dieu ce qui est à lui.

Souvenons-nous de ce passage du prophète Ésaïe 55 :

1 Holà ! vous tous qui avez soif ! Venez vers l’eau, même celui qui n’a pas d’argent ! Venez, achetez et mangez, venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer !

2 Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui n’est pas du pain ? Pourquoi vous fatiguez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc et mangez ce qui est bon, et vous vous délecterez de mets succulents.

3 Tendez l’oreille et venez à moi ; écoutez, et vous vivrez. Écoutez, tendez l’oreille : la Parole de Dieu fait vivre, et rendre à Dieu ce qui est à Dieu, c’est agir selon sa Parole, lui offrir des actes conformes à sa volonté.

Et ailleurs chez Ésaïe toujours (Ésaïe 1) :

13 Cessez d’apporter des offrandes inutiles […]

16 Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos agissements mauvais, cessez de faire du mal.

17 Apprenez à faire du bien, cherchez l’équité, redressez l’oppresseur, rendez justice à l’orphelin, défendez la veuve.  Fin de citation

  • Celui qui veut rendre à Dieu ce qui est à lui ne se contente pas d’une vie religieuse et pieuse derrière les murs d’un lieu cultuel (ou religieux), mais au contraire se soucie de tous les aspects de la société et des lieux de vie, se soucie de la charité et de l’équité.
  • Celui qui veut rendre à Dieu ce qui est à lui se concentre sur les choses qu’on ne peut pas acheter avec de l’argent : une parole qui fait vivre, une loi qui veut mettre debout tout le monde, une grâce et un pardon qui permettent de se relever, etc.
  • Celui qui veut rendre à Dieu ce qui est à lui cherche même à redresser l’oppresseur et à rendre justice aux opprimés. Quel risque au nom de la foi !

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mt 22)

Cela semble à première vue une phrase bien équilibrée et simple, comme si on pouvait faire l’un et l’autre… mais vue de près, il y a tout de même une hiérarchisation :

Tout discernement doit s’orienter vers la volonté de Dieu d’abord, se soumettre à lui seul.

Tout le reste en découle.

 

 

V

Se pose alors la question du dilemme : quand l’attitude de César n’est pas en phase avec les convictions religieuses, comment faire ?

Faut-il vraiment prendre le risque de la persécution ? Le risque du conflit ? Est-ce que tous les moyens sont justifiés ?

Pour ce dimanche, on nous a proposé deux lectures bibliques différentes et, avec elles, deux cas de figure d’empereurs non juifs :

Cyrus, roi perse, d’un côté, et le César romain de l’autre.

L’un comme l’autre représentent un pouvoir politique imposé et non juif.

Mais l’un est vu d’un œil positif et l’autre de façon négative.

Le message biblique est bien que Dieu peut agir à partir de qui il veut, et que parfois, de l’aide peut arriver de la part de quelqu’un qui n’est pas forcément de la même religion — pourvu que les valeurs essentielles soient partagées et respectées.

Et cela veut dire, à l’adresse des croyants que nous sommes, que nous sommes exhortés et encouragés à évaluer les empereurs de notre époque, les systèmes politiques qui nous entourent, et à agir en conséquence.

Le but principal reste de rendre à Dieu ce qui est à Dieu, et cela veut dire :

chercher la vie pour tous, sans égard pour leur religion ou leurs convictions.

Cela veut dire chercher l’équité pour les marginalisés et la paix pour tout le monde.

Et s’il le faut, dans les cas extrêmes, cela peut vouloir dire entrer en conflit avec une hiérarchie qui fait obstacle à ces buts.

Rendez à César ce qui est à César… et parfois, il a besoin d’être redressé et contredit.

A-t-il besoin de poubelles brûlées, des vitres cassées ou des mairies prises d’assaut ? Certainement pas ! Je doute que cela aide à convaincre César.

César, est-il bien conseillé de prendre au piège les jeunes en groupes par du gaz lacrymogène et des grenades ? Certainement pas ! Je doute que cela aide à établir une confiance envers le pouvoir public.

Nous sommes témoins d’une société où nous avons du mal à nous écouter mutuellement dans ce qui nous préoccupe, et nous avons du mal à trouver des démarches adaptées pour venir en aide à celles et ceux qui vont mal, qui expriment leur malaise, qui espèrent des solutions.

« Ce qui est à César, rendez-le à César, et rendez à Dieu ce qui est à Dieu. » (Mt 22)

Ma démarche de croyante peut être ceci :

  • Rester lucide, au nom de Dieu, et rester à l’écoute des personnes qui crient leur malaise ; ne pas nous laisser détourner le regard par une presse qui multiplie le sensationnalisme et nous fait peur, mais rester tournées vers celles et ceux qui réclament de l’aide.
  • Rester assez lucide pour me dire que je ne suis pas face à un César, mais que, puisque je vis dans une démocratie, je suis aussi un peu, moi, César. Je dois donc aussi m’interroger : quelle est ma place et quel est mon rôle dans la société pour agir, pour permettre de s‘écouter, de s’entendre et de trouver des démarches qui nous aident à trouver des solutions ?

Et finalement, je peux faire cette première action qui précède toutes les autres : celle de la prière. C’est de confier à Dieu mon état intérieur tellement tourmenté ces jours-ci.

 

VI

Je nous lis des extraits d’un texte, d’une prière, écrite par un chrétien (Philippe Tarabon) après ce qu’il a vécu dans les manifestations hier.

Seigneur,

Ce matin, je n’ai pas de belles phrases.

J’ai des vêtements qui sentent le gaz, une gorge serrée, et une honte que je ne sais pas nommer autrement.

Tu as vu ce que j’ai vu. Tu étais là, dans la fumée, dans les cris, dans la peur de ceux qui couraient et dans la colère de ceux qui frappaient.

Je ne comprends pas comment nous en sommes arrivés là, et je n’ai pas la force de chercher des coupables ce matin.

Je te remercie pour cette main sur mon bras. Pour ces jeunes dont je ne connais pas les noms, et qui, au milieu du tumulte, ont choisi de me sortir de là. Si c’était toi qui passais par eux, alors garde-les. Et si ce n’était qu’eux, garde-les quand même.

Je te confie mon pays. Il est fatigué, divisé, méfiant. Ceux qui portent un uniforme et ceux qui lancent des pierres, ceux qui crient et ceux qui se taisent, ceux qui ont peur et ceux qui font peur. Tu les connais tous par leur nom, ce que je ne peux pas faire.

Donne-nous la honte qui ouvre, non celle qui enferme. Celle qui nous fait lever les yeux vers toi plutôt que de nous cacher dans les buissons.

Garde mon cœur de la haine, même quand elle me semblerait justifiée. Garde-le aussi de l’indifférence, qui est peut-être plus sournoise encore.

Je ne sais pas ce que je peux faire. Montre-moi un geste, un seul, à ma mesure : une parole à dire, une porte à ouvrir, une main à tendre à mon tour.

Où que tu sois ce matin dans ces villes blessées, viens.

Amen.

 

 

DEBOUT  CANTIQUE  31/28, 1.2.3.4.5. Toi qui es lumière (p. 339)

 

PRIERE D’INTERCESSION

Seigneur,

que ta paix vienne sur ce monde,

que ton offre de réconciliation soit entendue et reçue en tout lieu !

Nous te remettons toutes les personnes au pouvoir,

Dans la responsabilité de gouverner,

De prendre des décisions,

De porter de la responsabilité pour tant de personnes.

Inspire-les, guide-les !

 

Seigneur,

que ta paix vienne sur ce monde,

que ton offre de réconciliation soit entendue et reçue en tout lieu !

Nous te remettons toutes les personnes

victimes de violence.

Délivre-les du silence et de l’angoisse.

Délivre-les du mal qu’ils subissent et aide-les à en guérir !

Nous t’en prions Seigneur !

 

Nous te remettons les humiliés et les offensés de cette terre.

Soutiens-les dans leur souffrance.

Encourage-les dans leur quête d’une espérance pour vivre !

Nous t’en prions Seigneur !

Nous te remettons les grands coupables, ceux d’entre nous qui ont commis l’impardonnable et qui sont incapables de demander pardon,

Les oppresseurs, les terroristes et radicalisés enfermés dans une pensée erronée,

Toi seul, Seigneur, te situes en ce lieu où plus personne d’humain ne peut se tenir. Toi seul peux ouvrir le cœur fermé, les lèvres scellées…

A ta grâce nous remettons l’humanité entière…

 

Seigneur,

que ta paix vienne sur ce monde,

Nous te remettons les personnes autour de nous qui traversent une difficulté, qui vont mal,

Dans le silence nous te confions leurs noms.

 

Comme Jésus l’a enseigné à ses disciples, nous te disons :

NOTRE PERE

Notre Père qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses

comme nous pardonnons aussi

à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous ne laisse pas entrer en tentation

mais délivre-nous du mal,

car c’est à toi qu’appartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

aux siècles des siècles.  Amen.

 

Envoi/ Exhortation

On t’a dit, ô homme, ce qui est bien et ce que l’Éternel demande de toi: c’est de faire ce qui est juste, d’aimer la miséricorde et de marcher humblement avec ton Dieu.

 

Bénédiction

Le Seigneur vous bénit et nous garde. Le Seigneur fait resplendir sur vous sa lumière et vous accorde sa grâce. Le Seigneur tourne sa face vers vous et vous donne la paix!

 

Christina Weinhold, 18 octobre 2026

 

 

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