Série sur les psaumes : Psaume 8

05 juillet 2026 Christina Weinhold

Qu'est-ce que l'être humain pour que tu penses à lui ?

 

MUSIQUE d’ENTRÉE

 

ACCUEIL

Ce matin, nous avons certainement tous jeté un regard dans un miroir : pour nous raser, nous brosser les dents, ajouter un peu de maquillage ou nous coiffer.

Que voyons-nous dans le reflet du miroir ? Plus que notre visage, nous y voyons notre fatigue, les rides que la vie a creusées. Nous nous voyons, en vérité, tels que nous sommes ce matin.

Jean Calvin disait que les psaumes étaient le reflet de nos âmes.

Ce matin, nous continuons à méditer les psaumes, reflets de nous-mêmes. Nous osons y plonger notre regard pour voir ce qu’ils nous renvoient aujourd’hui.

« Qu’est-ce que l’être humain pour que tu te souviennes de lui ? »

se demande le Psaume 8.

Qu’il nous vienne, de la part de Dieu, la grâce et la paix pour faire face à cette question.

 

 

DEBOUT PRIERE DE LOUANGE

Psaume 8 (variation de Peter Spangenberg)

Seigneur, notre Souverain, que ton nom est magnifique !

Seigneur Dieu, cher Père,

partout sur la terre et aux quatre coins de l’univers,

on te connaît et on contemple tes merveilles.

Les enfants, oui, même les nourrissons,

sont un signe de ton amour pour la vie,

afin que même les méchants et les cupides comprennent :

Ce n’est qu’entre tes mains que la vie est entre les meilleures mains.

Quand je lève les yeux la nuit

et que j’admire le firmament,

ton immense ciel avec la lune et les étoiles,

avec la Voie lactée et les étoiles filantes –

tout vient de toi !

Que suis-je donc ?

Si petit ! Si minuscule !

Un enfant de l’homme ! Et tu penses à moi ?!

Tu me tiens aussi dans ta main ?

Je suis censé te servir ?

Je suis vraiment censé être un signe de ta présence ?

Moi, petit être humain, je suis censé contribuer

à veiller sur ta Terre ? Avec tout ce qui en fait partie :

les moutons et les bovins, les fourmis et les éléphants,

les oiseaux et les poissons, les mousses et les rochers, les vallées

et les montagnes, les mers et les continents ?!

C’est merveilleux. C’est magnifique !

Cher créateur,

tu rends la vie lumineuse et bonne, et dans le monde entier,

les humains doivent chanter cela. Amen

 

 

ASSIS  A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU

Nous lisons au premier chapitre de la Bible :

Genèse 1, 26 Dieu dit enfin : « Faisons l’être humain ; qu’il soit comme une image de nous, une image vraiment ressemblante ! Qu’il soit maître des poissons dans la mer, des oiseaux dans les cieux et sur la terre, des gros animaux et des petites bêtes qui vont et viennent au ras du sol ! »

27Dieu créa l’être humain

comme une image de lui-même ;

il le créa à l’image de Dieu, il les créa homme et femme.

28Puis il les bénit en leur disant : « Ayez des enfants, devenez nombreux, peuplez toute la terre et dominez-la ; soyez les maîtres des poissons dans la mer, des oiseaux dans les cieux et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. » 29Et il ajouta : « Sur toute la surface de la terre, je vous donne les plantes produisant des graines et les arbres qui portent des fruits avec pépins ou noyaux. Leurs graines ou leurs fruits vous serviront de nourriture. 30De même, je donne l’herbe verte comme nourriture à tous les animaux terrestres, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui vont et viennent au ras du sol, bref à tout ce qui vit. » Et il en fut ainsi. 31Dieu vit que tout ce qu’il avait fait était une très bonne chose. Le soir vint, puis le matin ; ce fut la sixième journée.

 

 

ASSIS  RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES

Nous prions Dieu.

Seigneur, lorsque tu as créé l’humanité, tu comptais sur nous pour prendre exemple sur toi,
pour suivre tes traces,
pour être une bénédiction pour ce monde
et, par notre créativité, pour créer sans cesse de nouveaux espaces de vie et les préserver.

Mais aujourd’hui, nous nous tenons devant toi et devons reconnaître que nous n’avons pas assumé nos responsabilités. Au lieu de préserver, nous avons détruit. Au lieu d’être une bénédiction, nous avons menacé d’autres formes de vie et, pour certaines d’entre elles, nous les avons même exterminées.

Si nous continuons ainsi, nous laisserons aux générations futures un monde inhabitable, où il ne fera plus bon vivre.

Seigneur, pardonne-nous et aide-nous à nous relever, afin que nous changions, que nous apprenions à mieux te ressembler et que nous prenions soin de ta création.

Amen.

 

ANNONCE DE LA GRÂCE

Le prophète Jérémie se trouvait trop jeune,

Moïse avait du mal à parler,

Marie était une jeune femme,

Et ils ont tous en commun que Dieu comptait sur eux, quoi qu’il arrive, pour poursuivre son œuvre salutaire.

Nous aussi, nous ne nous croyons pas compétents,

Pas à la hauteur de ce qui nous est demandé, et pourtant Dieu croit en nous.

Il nous relève de nos fautes et de nos doutes pour nous encourager et nous pousser à surmonter nos limites.

Frères et sœurs, voici une bonne nouvelle qui nous relève à notre tour,

Nous remplit de grâce et de pardon,

Pour chanter notre reconnaissance.

 

 

 

PRIERE AVANT LES LECTURES

 

Nous demandons à lEsprit Saint d’éclairer nos esprits et nos cœurs afin que la parole qui sera lue et méditée devienne pour nous Parole de vie.

Esprit de lumière et de vérité,

éclaire pour nous la Parole que nous allons entendre.

Conduis-nous dans la vérité.

Esprit de sainteté,

pénètre nos pensées et nos cœurs,

rends-nous obéissants à ta volonté.

Esprit d’amour,

de joie et de paix,

brille en nous comme une flamme

que rien ne peut éteindre. Amen

 

 

LECTURES BIBLIQUES

 

Psaume 8

1Psaume de David, appartenant au répertoire du chef de chorale. Accompagnement sur la harpe de Gath.

2Ô Seigneur, notre maître,

ta renommée est grande sur toute la terre !

Ta majesté surpasse la majesté des cieux.

3C’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants,

que tu opposes à tes adversaires.

Elle est comme un rempart que tu dresses

pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés.

4Quand je vois les cieux que tu as créés,

la lune et les étoiles, que tu y as placées,

5je me demande :

L’être humain a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ?

Mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ?

6Or tu l’as fait presque l’égal des anges,

tu le couronnes de gloire et d’honneur.

7Tu le fais régner sur tout ce que tu as créé :

tu as tout mis à ses pieds,

8les moutons, les chèvres et les bœufs,

et même les bêtes sauvages,

9les oiseaux, les poissons,

et tout ce qui va son chemin dans les mers.

10Ô Seigneur, notre maître,

ta renommée est grande sur toute la terre !

 

 

 

PRÉDICATION SUR LE PSAUME 8

 

 

« Ô Seigneur, notre maître, que ton nom est magnifique sur toute la terre ! » (Ps 8, 2)

C’est le cadre de ce psaume 8 : c’est son premier verset, mais aussi son dernier.

Cet éloge situe le texte dans une série de psaumes de louange à Dieu, créateur et maître de sa création jusqu’à nos jours. À l’origine, ces chants trouvaient certainement leur place dans le cadre du culte rendu aux rois des différentes cultures orientales de l’époque, comme par exemple l’adoration des pharaons.

Dans ces cultures, les souverains humains étaient perçus comme le prolongement de la divinité. À l’image d’un Dieu créateur et maître de l’histoire, les rois devaient maîtriser le chaos et maintenir le pays dans la stabilité sociale et la paix. Nous trouvons de nombreux exemples de cette vision dans l’Égypte antique.

Mais ici, la tradition nous dit que c’est le roi David lui-même qui aurait composé cet hymne. Et cette fois-ci, ce n’est pas pour saluer sa propre royauté ou celle du roi Saül, mais bien pour rendre gloire à Dieu lui-même.

Plus encore – et c’est là ce qui attire notre intérêt -, cette louange à Dieu sert de cadre pour mettre en lumière l’être humain. Malgré son introduction et sa conclusion théocentrées, ce psaume fait avant tout de la place à l’humain.

« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ? » (Ps 8, 5)

C’est cette question qui se trouve au centre, et c’est elle que nous allons regarder de près ensemble.

 

 

 

  1. Le psaume 8 démocratise l’œuvre divine

Là où d’autres cultures voient les rois comme la puissance exécutive de Dieu sur terre, le psaume 8 étend cette mission à l’humanité tout entière.

7 Tu le fais régner sur tout ce que tu as créé :

tu as tout mis à ses pieds,

8 les moutons, les chèvres et les bœufs,

et même les bêtes sauvages,

9 les oiseaux, les poissons,

et tout ce qui va son chemin dans les mers.

Sans doute le psaume 8 s’inspire-t-il directement du récit de la Genèse :

« Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » (Genèse 1, 26)

L’être humain, créé à l’image de Dieu, est appelé à exercer une responsabilité sur la terre. Il collabore à l’œuvre du Créateur et continue de maîtriser le chaos de la création.

C’est notre mission à nous tous. Oui, regardez-vous : Simone, Nadège… Vous, moi, nous avons à nos pieds les moutons, les chèvres, les bœufs, et même les bêtes sauvages.

Vous vous en rendez compte ?

  • Quand avez-vous, pour la dernière fois, fait paître des chèvres ou des moutons ?
  • Quand avez-vous, pour la dernière fois, trait une vache ?
  • Quand avez-vous, pour la dernière fois, caressé une bête sauvage ? Un lion ? Une gazelle ?
  • Et puisque nous sommes à Paris : un rat ? Un pigeon ?

D’accord, vous avez raison : il ne faut pas lire la Bible au pied de la lettre ! Mais le sens, lui, est bien clair : que faisons-nous pour prendre soin de notre environnement ? Pour que les animaux de toutes sortes puissent vivre et s’épanouir ?

De toute évidence, nous, l’humanité entière, ne nous montrons guère doués face à cette mission. Notre manière de vivre et d’agir a de lourdes conséquences :

  • De nombreuses espèces sont en voie d’extinction, quand elles n’ont pas déjà disparu.
  • Tant d’animaux qui nous servent de nourriture souffrent dans des conditions d’élevage et d’abattage indignes.
  • Nous avons tellement envahi l’espace de vie des animaux qu’ils ne trouvent plus d’habitats ni de nourriture… et nous nous étonnons ensuite d’attraper de plus en plus de virus qu’ils nous transmettent.

L’œuvre divine s’est démocratisée ; elle se trouve entre nos mains, à nos pieds, et nous la piétinons au lieu de nous en soucier à bras-le-corps.

Le psaume 8 nous place devant nos responsabilités. Il nous exhorte à nous montrer à la hauteur des attentes de Dieu, à nous convertir là où nous avons failli, et à faire tout ce qui dépend de nous pour y remédier.

 

 

2. L’être humain : une espèce à deux faces

Après avoir pris conscience de notre mission, nous pouvons nous laisser interroger par la question centrale du texte : mais qu‘est-ce que l’être humain ? Comment est-il ? De quoi dispose-t-il pour accomplir cette tâche ?

Le psalmiste s’exprime ainsi :

4Quand je vois les cieux que tu as créés,

la lune et les étoiles, que tu y as placées,

5je me demande :

L’être humain a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ?

Mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ?

6Or tu l’as fait presque l’égal des anges,

tu le couronnes de gloire et d’honneur.

La description est contrastée, habitée par une tension, comme les deux faces d’une même pièce ou les deux pôles d’une ellipse. D’un côté, l’être humain n’est qu’un trois-fois-rien face à la grandeur du cosmos et de Dieu. De l’autre, il est établi « presque égal aux anges » (ou à Dieu).

Cela rejoint d’autres comparaisons bibliques, comme ces psaumes qui comparent l’homme à la poussière ou à une fleur des champs qui fane rapidement.

Mais en même temps, nous recevons les encouragements du Sermon sur la montagne (Matthieu 5) : même si nous ne sommes qu’une petite lumière, nous sommes invités à la faire briller. Même un tout petit grain de sel suffit à donner le goût dont le monde a besoin. Pensons aussi à l’apôtre Paul, qui rappelle que la force de Dieu se déploie et s’accomplit précisément au cœur de sa faiblesse et de sa vulnérabilité.

Dans la perspective biblique, l’être humain balance souvent entre la surestimation de soi et, à l’inverse, le manque de foi en ses propres capacités.

Le psaume 8 propose une issue à cette contradiction :

  1. Prendre conscience, d’une part, que nous sommes bien peu de choses devant Dieu.
  2. Accepter et réaliser, d’autre part, à quel point Il compte malgré tout sur nous.

Ce n’est pas parce que nous serions forts, intelligents ou parfaits que nous sommes valorisés et rendus capables, mais parce que LUI s’occupe de nous. C’est parce qu’il nous accorde une gloire et une responsabilité que nous n’aurions jamais méritées que nous pouvons participer à son œuvre. Nous sommes peu de choses, mais par sa grâce, nous sommes invités à être les artisans d’un projet merveilleux.

 

 

3. Le psaume 8 comme éloge de la dignité humaine

On qualifie parfois le psaume 8 de « psaume de la dignité humaine ».

L’être humain y est considéré comme digne :

  • Non pas par ses mérites,
  • Non pas pour ses talents,
  • Mais parce que Dieu le juge utile, responsable et capable, en dépit de tous ses défauts et de toutes ses fragilités. Et cela, quel que soit son âge.

3 C’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants,

que tu opposes à tes adversaires.

Dieu voit, respecte et prend soin des plus petits et des plus vulnérables. Et c’est précisément là qu’Il puise sa force. Il combat ses adversaires avec une armée invisible constituée d’enfants, de boiteux, d’aveugles, de maladroits et de cœurs hésitants… et pourtant, c’est une force invincible.

  • C’est une petite servante captive qui saura orienter le puissant général Naaman, atteint de la lèpre, vers la guérison (2 Rois 5).
  • C’est un jeune garçon qui offrira ses quelques pains et poissons pour nourrir toute une foule affamée (Jean 6).
  • C’est un nouveau-né couché dans une mangeoire à Bethléem qui transformera l’histoire de l’humanité (Luc 2).

Dieu s’incarne dans notre condition si fragile pour transformer le monde. Notre dignité naît ici : dans le fait d’être créés à l’image de Dieu d’une part, et dans son audace à agir à travers nous, malgré nos limites.

Je me permets ici un clin d’œil (un teaser) pour notre soirée de jeudi prochain autour de l’encyclique sur la dignité humaine. Le pape y insiste longuement sur cette dignité qui intègre nos limites et nos fragilités. Il encourage à concevoir les nouvelles technologies comme des outils au service de l’humain, tout en nous mettant en garde contre un usage qui chercherait la performance absolue, repoussant encore plus à la marge de la société celles et ceux qui n’ont pas accès à ces moyens. C’est là un défi brûlant de notre époque.

 

 

Voilà pourquoi le psaume 8 garde toute son actualité.

Nous n’avons peut-être pas de moutons ni de chèvres à garder au quotidien. Mais dans les multiples tâches de nos journées, nous avons à orienter nos actions à la lumière de cette promesse : la dignité humaine est un don de Dieu. Que faisons nous pour s’en émerveiller et le sauvegarder ?

Car oui, l’être humain a tant d’importance pour que Dieu pense à lui, et il mérite infiniment que l’on s’occupe de lui. Amen.

 

 

 

DEBOUT  DIRE NOTRE FOI

Une terre en partage

Je crois en Dieu qui est Père, mère, de tous les humains et qui leur a confié la terre.

Je crois en Jésus-Christ qui est venu pour nous encourager et nous guérir, pour nous
délivrer et nous annoncer la paix de Dieu avec l’humanité.

Je crois en l’Esprit de Dieu qui travaille en tout être humain de bonne volonté.

Je crois que l’homme vivra de la vie de Dieu pour toujours.

Je ne crois pas au droit du plus fort, au langage des armes, à la puissance des puissants.

Je veux croire que le monde entier est ma maison,

je veux croire que le droit est un, ici et là, et que je ne suis pas libre tant qu’un seul être vivant est esclave.

Je ne croirai pas que la guerre et la faim soient inévitables et la paix inaccessible.

Je veux croire à l’action modeste, à l’amour aux mains nues et à la paix sur Terre.

Je ne crois pas que toute peine soit vaine.

Je ne croirai pas que le rêve de l’homme restera un rêve et que la mort sera la fin.

Mais j’ose croire, toujours et malgré tout, à l’homme nouveau.

J’ose croire au rêve de Dieu même : un ciel nouveau, une Terre nouvelle où la justice
habitera.

(Helder Camara + 1999)

 

 

TRANSITION VERS LA CENE

Psaume 8

2Ô Seigneur, notre maître,

ta renommée est grande sur toute la terre !

Ta majesté surpasse la majesté des cieux.

3C’est la voix des petits enfants, des tout petits enfants,

que tu opposes à tes adversaires.

Elle est comme un rempart que tu dresses

pour réduire au silence tes ennemis les plus acharnés.

Et tu dresses devant nous une table pour y accueillir
celles et ceux qui étaient autrefois nos ennemis. (Es 60)

Tu me fais asseoir face à mes adversaires,
tu me donnes de la nourriture,
et la coupe de grâce déborde. (Ps 23)

4Quand je vois les cieux que tu as créés,

la lune et les étoiles, que tu y as placées,

5je me demande :

L’être humain a-t-il tant d’importance pour que tu penses à lui ?

Qui suis-je pour avoir une place à ta table ?

Tu dresses devant moi un festin, comme pour le fils prodigue.

Tu es venu me chercher pour que j’abandonne ce que j’étais en train de faire,
afin de me restaurer ici.

Tu t’es invité chez moi, comme tu t’es invité chez Zachée.

Ma reconnaissance est immense, car tu penses à moi.

Mérite-t-il vraiment que tu t’occupes de lui ?

6Or tu l’as fait presque l’égal des anges,

tu le couronnes de gloire et d’honneur.  Amen

 

 

MEMOIRE DE LA CENE DU CHRIST

«Voici ce que j’ai reçu du Seigneur et que je vous ai transmis, dit l’apôtre Paul.

Le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain,

et après avoir rendu grâce, il le rompit et dit :

“Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites

cela en mémoire de moi.’ Il fit de même pour la

coupe, après le repas, en disant :

“Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites cela en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.” » (1Co 2)

Prions.

Toi qui nous rassembles et nous invites,

Éternel, notre Dieu, renouvelle et raffermis notre foi.

Envoie ton Saint-Esprit sur notre assemblée,

afin qu’en recevant ce pain et ce vin, nous

recevions les signes visibles de ta présence invisible.

 

COMMUNION

Celles et ceux qui croient en Jésus-Christ sont invités, quelle que soit leur église ou leur confession. Ceux qui ne désirent pas communier viennent dans le cercle et passent le plat et la coupe à leur voisin. Les enfants peuvent communier si les parents le souhaitent.

 

ET PRIERE

Seigneur,

Restauré, pardonné et élevé par ce repas tu nous envois

À notre responsabilité :

Le Psaume 8  dit  :

7 régner sur tout ce que tu as créé :

8les moutons, les chèvres et les bœufs,

et même les bêtes sauvages,

9les oiseaux, les poissons,

et tout ce qui va son chemin dans les mers.

10Ô Seigneur, notre maître,

ta renommée est grande sur toute la terre !

Sois avec nous dans nos oeuvres de tous les jours,

Pour qu’on soit capables à notre tour,

Du partage,

Du pardon,

Et de prendre soin les uns les autres.  Amen

 

PRIERE D’INTERCESSION

 

Présentons à Dieu le monde à la recherche de la paix, l’Église et notre communauté. Cette prière est signe et action de solidarité confiant que Dieu nous aide à nous soutenir réciproquement.

Aujourd’hui, nous venons vers toi et te prions :

nous nous sentons souvent si petits, si faibles.

Que pouvons-nous bien faire face aux puissants de ce monde ?

Et pourtant, toi-même, tu peux ériger, par la bouche même des nourrissons, un rempart contre toute l’injustice de ce monde.

« Laissez venir à moi les petits enfants », a dit un jour Jésus.

Soyons comme ces enfants qui croient encore que nous pouvons accomplir notre mission et faire bouger les choses. Comme eux, nous voulons regarder le monde avec émerveillement et respect à travers leurs yeux.

Aide nous à voir tout ce qui vit comme un don à respecter, à aimer, à en prendre soin.

Aide nous à prendre au sérieux les cris d’alarme de la terre qui surchauffe, qui s’empoissonne, qui s’étouffe.

Fais nous prendre conscience ce qui à nous pour nous convertir à une gestion de la terre qui sauvegarde la création au lieu de la détruire.

Aujourd’hui, nos pensées vont tout particulièrement aux victimes du tremblement de terre au Venezuela. Puissent-elles trouver de l’aide pour la reconstruction, du réconfort dans leur deuil et l’espoir d’un avenir plus stable.

Aujourd’hui, nous pensons aux nombreuses zones de crise de ce monde, où les êtres humains, les animaux et l’environnement tout entier sont exposés aux bombes.

Arrache les armes de nos mains et donne-nous des socs de charrue, afin que règnent la paix et la prospérité.

Aujourd’hui, nous pensons à tous ceux qui souffrent particulièrement de la chaleur :

les personnes âgées et malades qui ne savent pas comment s’en sortir, celles qui sont seules, celles qui n’ont pas les moyens de s’aider elles-mêmes.

Encourage-nous à trouver les moyens de ne pas les laisser seules.

Ensemble nous te prions

NOTRE PERE

Notre Père qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourdhui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses

comme nous pardonnons aussi

à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous ne laisse pas entrer en tentation

mais délivre-nous du mal,

car cest à toi quappartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

aux siècles des siècles.  Amen.

 

BÉNÉDICTION

Que le Dieu de toute grâce nous bénisse,

qu’il fasse pour nous rayonner son visage,

qu’il tourne son regard vers nous

et nous accorde à sa paix.

 

 

Christina Weinhold, Levallois-Perret  05 07 2026

 

 

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