Rom 12 et Ephésiens 4 : le rôle des ministères

20 09 2026 Christina Weinhold

 

MUSIQUE d’ENTRÉE

ACCUEIL

Dieu est présent au milieu de nous. C’est lui qui nous accueille.

Voici un temps mis à part,

Voici un temps où Dieu nous accueille,

Ensemble faisons place en nous à la présence de Dieu.

Prions :

Pendant ce culte, par ton Esprit,

Ouvre nos cœurs à ta confiance,

Ouvre nos oreilles à ta parole,

Ouvre nos yeux à ton action,

Ouvre nos bouches à ta louange,

Ouvre nos êtres à la Bonne Nouvelle de ton amour que ton Fils Jésus Christ nous a fait connaître. Amen

 

DEBOUT PRIERE DE LOUANGE

Louons Dieu :

L apôtre Paul rappelle aux Corinthiens ceci :

I Cor 12, 12Eh bien, le Christ est semblable à un corps qui se compose de plusieurs parties. Toutes ses parties, bien que nombreuses, forment un seul corps. 13Et nous tous, Juifs ou Grecs, esclaves ou personnes libres, nous avons été baptisés pour former un seul corps par le même Esprit saint et nous avons tous bu de ce seul Esprit.

14Le corps ne se compose pas d’une seule partie, mais de plusieurs. (…) 17Si tout le corps n’était qu’un œil, comment entendrait-il ? Et s’il n’était qu’une oreille, comment sentirait-il les odeurs ? 18En réalité, Dieu a disposé chacune des parties du corps comme il l’a voulu. 19Il n’y aurait pas de corps s’il ne se trouvait en tout qu’une seule partie ! 20En fait, il y a plusieurs parties et un seul corps.

 

Sujet de louange pour nous encore aujourd’hui :

Merci, Seigneur,

de ne pas nous avoir créés tous pareils,

mais d’avoir donné à chacun et à chacune des dons différents.

Merci de nous permettre d’être là les uns pour les autres,

de nous entraider et de nous compléter.

Merci de ne pas avoir à tout faire seuls ou seules, mais de pouvoir compter sur la solidarité des autres.

Merci pour cette diversité, synonyme de richesse, et pour la joie de découvrir ce que nous sommes grâce à toi. Amen.

 

 

DEBOUT Cantique 1  41/10, 1.2.3. bénissons dieu, notre roi (p. 576)

 

ASSIS  A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU

Dieu donne sa loi comme aide à vivre notre liberté. Il en appelle à notre responsabilité afin que nous réussissions à vivre ensemble.

Paul écrit encore : I Cor 12, 21L’œil ne peut donc pas dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi ! » Et la tête ne peut pas dire non plus aux pieds : « Je n’ai pas besoin de vous ! » 22Bien plus, les parties du corps qui paraissent les plus faibles sont indispensables ; 23celles que nous estimons le moins, nous les entourons de plus de soin que les autres ; celles dont il est indécent de parler sont traitées avec des égards particuliers 24qu’il n’est pas nécessaire d’accorder aux parties plus convenables de notre corps. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d’honneur aux parties qui en manquent : 25ainsi, il n’y a pas de division dans le corps, mais les différentes parties ont toutes un égal souci les unes des autres. 26Si une partie du corps souffre, toutes les autres souffrent avec elle ; si une partie est honorée, toutes les autres s’en réjouissent avec elle.

 

ASSIS  RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES

Nous nous présentons en vérité devant Dieu, reconnaissant les manquements et la violence qui demeurent en nous et nous conduisent à nous opposer à Dieu et à notre prochain.

Seigneur,

Nous venons vers toi pour te confier combien nous avons parfois du mal à nous reconnaître égaux les uns les autres.

Nous sommes tentés d’accorder plus d’attention et de respect à certaines personnes, et de négliger les autres.

Nous sommes tentés de ne voir que celles et ceux qui sont au premier rang,

et de perdre de vue ceux et celles qui ont contribué et œuvré en arrière-plan pour la réussite d’un projet.

Nous sommes tentés de sous-estimer ce que nous pouvons apporter pour le bien-être du corps tout entier.

Pardonne-nous et viens à notre secours pour nous apprendre à vivre et à faire vivre ensemble le corps tout entier, dans l’Église et dans la société. Amen.

 

ANNONCE DE LA GRÂCE

Dieu nous a aimés le premier. Il nous pardonne en Jésus-Christ et nous libère de tout ce qui nous empêche de vivre et d’aimer. Cela s’appelle la grâce. Son amour est gratuit pour chacun d’entre nous.

Ma sœur, mon frère,

en Jésus-Christ, le monde est libéré du péché :

rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu.

Il nous donne de croire qu’en toute impasse

s’offre un passage.

L’homme de Nazareth se fait lui-même

chemin, pour toi, pour moi, pour nous ; il ouvre

en nos cœurs des chemins de vie, de confiance

et d’espérance.  Amen

Relevés par le pardon, nous chantons.

 

 

PRIERE AVANT LES LECTURES 

Nous demandons à l’Esprit Saint d’éclairer nos esprits et nos cœurs afin que la parole qui sera lue et méditée devienne pour nous Parole de vie.

Éternel notre Dieu,

Nous allons ouvrir la Bible.

Accorde-nous ton Esprit, maternel et créateur.

Que ces mots anciens te révèlent aujourd’hui,

À nous qui désirons vivre en disciples de Jésus, le Christ, notre frère.

Que ta parole s’élance, nous rassemble et nous transforme. Amen

 

 

LECTURES BIBLIQUES

 

Matthieu 9, 35-38

35Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, proclamait la bonne nouvelle du Règne et guérissait toute maladie et toute infirmité. 36A la vue des foules, il fut ému, car elles étaient lassées et abattues, comme des moutons qui n’ont pas de berger. 37Alors il dit à ses disciples : La moisson est grande, mais il y a peu d’ouvriers. 38Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson.

 

Romains 12/4-8a

L’apôtre Paul écrit : 4En effet, tout comme il y a une multitude de parties dans notre corps, qui est un seul, et que toutes les parties de ce corps n’ont pas la même fonction, 5ainsi, nous, la multitude, nous sommes un seul corps dans le Christ et nous faisons tous partie les uns des autres. 6Mais nous avons des dons différents de la grâce, selon la grâce qui nous a été accordée : si c’est de parler en prophètes, que ce soit dans la logique de la foi ; 7si c’est de servir, qu’on se consacre au service ; que celui qui enseigne se consacre à l’enseignement ; 8celui qui encourage, à l’encouragement ; que celui qui donne le fasse avec générosité ; celui qui dirige, avec empressement ; celui qui exerce la compassion, avec joie.

 

Ephésiens 4, 11 – 16

C’est lui qui a donné les uns comme apôtres, d’autres comme prophètes, d’autres comme annonciateurs de la bonne nouvelle, d’autres comme bergers et maîtres, 12afin de former les saints pour l’œuvre du ministère, pour la construction du corps du Christ, 13jusqu’à ce que nous soyons tous parvenus à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état de l’homme adulte, à la mesure de la stature parfaite du Christ. 14Ainsi nous ne serons plus des tout-petits ballottés par les flots et entraînés à tout vent d’enseignement, joués et égarés par la ruse et les manœuvres des gens ; 15en disant la vérité, dans l’amour, nous croîtrons à tous égards en celui qui est la tête, le Christ. 16C’est par lui que le corps tout entier, bien coordonné et uni grâce à toutes les jointures qui le desservent, met en œuvre sa croissance dans la mesure qui convient à chaque partie, pour se construire lui-même dans l’amour.

 

 

PREDICATION

Il y a une semaine, j’avais accroché ici, derrière la table de communion, derrière la croix et la Bible, un immense cerf-volant. Et ce cerf-volant nous a servi, lors du culte de la rentrée avec l’accueil des enfants et des jeunes à l’enseignement religieux, à nous imaginer ce que c’est que la foi.

C’est quelque part ce que nous faisons quand nous laissons monter un cerf-volant. Nous sommes bien enracinés sur la terre ferme, mais nous nous tournons vers le ciel, nous levons notre regard pour voir plus haut et plus loin, ouvrir nos horizons, accepter une vision céleste qui nous dépasse, une dimension spirituelle.

Croire, c’est accepter qu’il n’y a pas tout que l’on peut expliquer par un raisonnement rationnel, mais qu’il y a une autre dimension dans notre vie : une présence divine qu’on n’arrive pas vraiment à attraper, ni à maîtriser, mais dont nous sentons qu’elle est là, et que nous voulons garder le fil et nous ouvrir vers elle.

Voici notre foi, d’un point de vue individuel, à l’image d’un cerf-volant.

 

Mais quand cela devient-il collectif ?

Quand nous sommes plusieurs à faire monter notre cerf-volant de la foi, porté par le même souffle, et pourtant autrement… comment organiser ce vivre-ensemble ? Sans que nos ficelles s’entremêlent et fassent tomber l’un ou l’autre cerf-volant à proximité de nous ? Comment s’organiser pour profiter du même souffle, de manière collective ?

Et autre question : est-ce qu’il y a des gens qui savent mieux faire que d’autres pour vivre notre foi, des experts, des garants que le courant passe ? Faut-il un clergé, des personnes dédiées pour faire vivre et animer la foi ?

 

C’est la question de l’Église naissante, voici le défi de la première communauté chrétienne. Et je vous le dis tout de suite, c’est le défi jusqu’à nos jours.

Après la mort de Jésus, la question se pose de la suite : comment s’organiser ?

 

Car Jésus avait bien confié la responsabilité dans les mains d’autres personnes.

« Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson », dit-il à un moment donné.

Une autre fois, il dit : « Pierre, c’est sur toi que je vais construire l’Église. »

Et une autre fois encore : « Vous, vous tous, allez jusqu’au bout de la terre pour enseigner ce que j’avais enseigné, pour trouver de nouveaux disciples et pour les baptiser à leur tour. »

Jésus nous demande explicitement de prendre en charge une mission, et cette mission est à relever de manière collective. Jésus, lui, n’est plus présent pour guider, orienter, inspirer, etc., du moins pas directement. Donc l’équipe restante doit s’organiser et se structurer pour y arriver à leur manière.

Nous le lisons bien à travers les lignes des lettres de Paul à quel point cela demande du discernement et de l’énergie pour y arriver. L’enjeu, c’est :

  • Garder l’unité… Si tout le monde fait comme il lui semble bon, comment encore reconnaître la communauté ? Comment encore savoir qui dit vrai ou pas ? À qui faire confiance ?

« Ainsi, nous ne serons plus des tout-petits ballottés par les flots et entraînés à tout vent d’enseignement, joués et égarés par la ruse et les manœuvres des gens », précise la lettre aux Éphésiens.

Probablement l’auteur de la lettre parle-t-il d’un vécu et rappelle-t-il à l’ordre :

« Mettez-vous d’accord ! »

Il n’est pas besoin que tous disent la même chose ou fassent de la même manière, mais au moins mettez-vous d’accord sur les choses essentielles et travaillez ensemble pour la même mission.

Et puis, deuxième aspect :

Il y a une bonne nouvelle : nous avons tous des dons à apporter pour y arriver. Le tout est de les découvrir, de leur laisser une chance et de les valoriser.

La diversité comme richesse, comme complémentarité… Cela vaut dans la société comme aussi dans l’Église !

C’est le message central de Paul et son héritage qui marque le christianisme jusqu’à nos jours.

Mettez vos dons ensemble !

Égal à égal. Côte à côte. Il n’y a pas quelqu’un de plus important que l’autre. Chaque petit élément compte. Chaque personne. Ensemble nous y arrivons.

À travers 2000 ans d’histoire de l’Église, nous vivons encore de cette devise.

Toutes, toutes les Églises… mais parfois de manière différente.

 

La réponse de l’Église protestante, comme la nôtre, a fait dans l’histoire d’autres choix que d’autres églises. Je vais nommer ici quelques uns, des choix protestants concernant nos ministères.

1) Jésus était entouré d’hommes et de femmes quand il leur a confié la mission de continuer son œuvre. Il l’a fait de manière égalitaire, avec les hommes et les femmes.
C’est pourquoi nous appelons dans les ministères de notre Église des hommes et des femmes de la même manière, avec un accès à toutes les fonctions de façon égalitaire.

 

2) Une autre réponse protestante est de dire :

Nous n’avons pas tous les mêmes dons ni les mêmes compétences, mais ensemble nous contribuons à la même mission. Dans cette logique, notre organisation est la moins hiérarchique possible et le maximum de pouvoir est partagé de manière collective.

Aucun ministère ne peut prétendre être plus proche du divin que l’autre. Pour le dire avec l’image du cerf-volant : avoir une ficelle plus directe, plus courte vers le ciel que d’autres.

Le pasteur pas plus qu’une prédicatrice ou une catéchète.

Leurs formations et compétences demandées sont autres, mais sur un plan spirituel, pas de différence. Ainsi, pasteurs ou non-pasteurs peuvent célébrer un culte, une cène, un baptême… et c’est valable de la même manière.

C’est le sacerdoce de tous les croyants.

Et pour celles et ceux qui sont salariés, c’est d’ailleurs le même salaire, pour un pasteur lambda ou un pasteur avec une fonction supérieure. C’est ainsi que des pasteurs qui étaient élus pour quelques années pour être présidents du Conseil national, et donc à la tête de notre mini-hiérarchie collective, retournent après en paroisse et redeviennent un pasteur parmi d’autres.

 

3) Notre réponse à la question « comment garantir l’unité ? » est la suivante :

Dans notre Église, c’est par le travail synodal : pasteurs, non-pasteurs et personnes engagées de toutes sortes discutes ensemble et cherchent un consensus sur la direction et l’orientation de l’Église. L’unité n’est pas donné par un cadre hiérarchique qui enseigne et ordonne et parfois arbitre la bonne façon de faire,

Mais elle doit se chercher et trouver toujours de nouveau dans une démarche collective.

 

4)  Faut il des experts ? Y a tel des personnes qui savent mieux faire que d’autres ?  Oui, effectivement, parfois un besoin spécifique a besoin d’une compétence spécifique en face;  Nous appelons donc des personnes que nous discernons compétents à rendre service aux autres. L’appel de personnes à des postes spécifiques se fait toujours de manière collective, et ceci presque toujours pour un temps déterminé, avec au bout d’un certain temps une évaluation pour savoir si l’on continue ou non de collaborer ensemble.

Par exemple :

Un pasteur doit remplir un certain catalogue de compétences :

  • Des études de théologie ;
  • Une formation pratique ;
  • Le suivi par une commission qui étudie si la personne est apte et compatible avec le fonctionnement de notre Église ;
  • Le discernement d’un conseil presbytéral pour savoir si la personne est la bonne pour cette Église locale ;
  • Et c’est le conseil régional qui doit donner son accord pour cette nomination.
  • Et le pasteur aussi, bien sûr !

Et quand cet appel est fait, cela vaut pour six ans.

Après cinq ans, on va s’asseoir et évaluer : qu’est-ce qui a marché et qu’est-ce qui n’a pas marché ? Y a-t-il des choses à améliorer des deux côtés, ou vaut-il mieux se séparer ?

Le pasteur peut être réélu pour un deuxième mandat de six ans, mais au bout de douze ans maximum, il faut se séparer pour permettre davantage de changements.

Idem pour les conseillers, élus pour quatre ans, mandat renouvelable deux fois.

Idem pour les délégations et autres fonctions, etc.

Ce système de turn-over, de changement régulier, vise à ratisser le plus large possible pour mobiliser nos compétences. Sinon, on finit par dire : « Il ou elle a toujours fait ainsi, il devient donc irremplaçable dans le regard des autres. » Avec un départ forcé, un vide peut aspirer d’autres dons et idées.

 

5) Un dernier aspect pour garantir et structurer notre démarche est la question de la légitimation. Je l’ai déjà abordée dans l’exemple précédent.

Avec les démarches et structures ecclésiales – toujours partagées, toujours collectives, toujours discutées entre des membres divers et variés – , c’est un moyen de garantir cette union, de détecter un maximum de compétences et de leur laisser toute leur place.

Et un dernier acte important, c’est la reconnaissance liturgique des personnes qui acceptent d’exercer un ministère, ce qui signifie rendre un service aux autres.

En installant ou en envoyant quelqu’un publiquement, devant l’assemblée présente, dans sa mission, nous marquons le fait que c’est le corps entier qui accueille le service d’un de ses membres.

C’est aussi le soutenir par la prière dans sa mission spécifique.

Conformément aux textes bibliques, cela est souligné et illustré par un geste :

l’imposition des mains.

C’est un geste dont nous parle le livre des Actes.

Pour l’accueil d’un nouvel apôtre ou l’installation des diacres (c’est-à-dire des personnes qui servaient à la table de communion et à la distribution de la nourriture hors du culte), on les envoyait et on les soutenait par le geste de poser les mains sur eux.

C’est le même geste que celui par lequel on bénit une personne.

Cela signifie d’un côté le soutien de la part des autres,

mais aussi la confiance et la promesse que l’Esprit de Dieu œuvre sur la personne pour la soutenir dans sa mission.

Dans l’interprétation protestante de ces textes, il ne faut pas une personne consacrée ou supérieure : il suffit de personnes reconnues et engagées au sein de l’assemblée pour accomplir ce geste.

Dans la tradition protestante, on dit aussi que c’est la mission, le service qui compte… la personne elle-même ne change pas sur un plan ontologique.

Un prêtre catholique consacré garde cette consécration à vie ; dans la vision protestante, elle est liée à une mission, un mandat, une fonction, et peut donc être limitée dans le temps.

Nous installons une personne avec ce qu’elle est dans une mission, mais cela ne change pas ce qu’elle est fondamentalement.

Et c’est pourquoi aujourd’hui, au lieu de rajouter encore des paroles et des mots, je vais terminer par un exercice pratique : la reconnaissance et l’envoi de l’une d’entre nous pour le ministère de la prédication.

 

 

Reconnaissance de Ministère de Juliette

INDICATIONS CONCERNANT LA RECONNAISSANCE D’UN PREDICATEUR

La mission commune de l’Eglise est confiée à l’ensemble des fidèles. Par son baptême,

chaque chrétien est appelé à vivre sa foi et à en témoigner dans la solidarité avec tous ses frères et sœurs. En appelant des hommes et des femmes, Dieu les donne à l’Eglise pour exercer les ministères divers et complémentaires. Tous ensemble, ils témoignent de la fidélité du Christ à ses promesses et de la richesse de ses dons.

Nous avons la joie d’accueillir aujourd’hui Juliette THIN. Elle s’est préparée dans des formations et dans la mise en pratique à exercer le ministère de prédicatrice dans

notre Eglise.

Le conseil presbytéral a jugé bon qu’elle prenne ce ministère et le conseil régional a donné son accord.

Aujourd’hui, nous reconnaissons cet appel au ministère et nous demandons pour elle, la bénédiction et le soutien  de Dieu.

 

ENGAGEMENTS PARTICULIERS D’UN PREDICATEUR :

Toi qui es appelé(e) au ministère de prédicatrice, tu annonceras joyeusement l’Évangile.

Tu aideras les assemblées à célébrer le culte du Seigneur, en les conduisant dans l’adoration, l’écoute de la Parole, la célébration du baptême et de la cène, la prière communautaire.

Tu exerceras ton ministère en collaboration avec les autres prédicateurs et les pasteurs de l’église; ensemble, vous chercherez comment annoncer fidèlement l’Évangile aujourd’hui.

Est-ce bien là ce que tu veux ?

Ministre :  Oui je le veux. Jésus-Christ est le Seigneur. Qu’il me soit en aide.

 

IMPOSITION DES MAINS :

Prière

Accomplis ta force dans la faiblesse de ta servante.

Dans sa vie comme dans sa prédication, donne-lui de mettre en relation constante l’Evangile et la vie quotidienne.

Inspire-lui une parole claire et donne-lui l’humble assurance de celui -celle- que tu envoies. Mets en elle- l’amour de ton Eglise et de son unité. Amen

 

 

DEBOUT  CANTIQUE 2  45-03 «  Oh! quelle joie, oh ! quel honneur ! » strophes 1, 3 et 4 (P. 682)

 

DEBOUT  DIRE NOTRE FOI

Le symbole des apôtres / (4ème siècle)

Je crois en Dieu, le Père,

tout puissant créateur du ciel et de la terre.

Je crois en Jésus-Christ, son fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint-Esprit et qui est né de la vierge Marie.

Il a souffert sous Ponce Pilate ; il a été crucifié ; il est mort ; il a été enseveli ; il est descendu aux enfers.

Le troisième jour, il est ressuscité des morts ;

il est monté au ciel ; il siège à la droite de Dieu, le Père tout puissant ;

de là il reviendra pour juger les vivants et les morts.

Je crois au Saint-Esprit.

Je crois la Sainte Église universelle, la communion des saints,

la rémission des péchés, la résurrection de la chair et la vie éternelle. Amen.

 

DEBOUT  CANTIQUE 3  44/07, 1.2.3.  Tu me veux à ton service (p. 662)

PRIERE D’INTERCESSION

Présentons à Dieu le monde à la recherche de la paix, l’Église et notre communauté. Cette prière est signe et action de solidarité confiant que Dieu nous aide à nous soutenir réciproquement.

 

Pour l’église, pour le monde et pour nous même nous prions :

Nous prions pour tous ceux à qui une mission a été confiée au sein de l’Église.

Donne-leur ton Esprit, qui leur insuffle la confiance et leur donne la force d’accomplir leur mission.

Aide-nous tous à les soutenir dans leur action.

Réveille de nouveaux dons parmi nous, afin que nous puissions tous nous engager les uns pour les autres et, ensemble, pour Toi.

 

Nous prions pour tous ceux qui assument des responsabilités au sein de notre société.

Pour tous ceux qui enseignent,

pour tous ceux qui s’occupent des enfants,

pour tous ceux qui prodiguent des soins et apportent leur aide,

pour tous ceux qui occupent des fonctions politiques,

afin qu’ils trouvent dans leur travail le soutien dont ils ont besoin et

que leurs actions servent le bien commun.

 

Nous prions pour toutes les souffrances de ce monde.

Lorsqu’une petite partie souffre, c’est tout le corps qui souffre.

Nous prions pour les animaux et les plantes menacés d’extinction,

afin que nous prenions enfin des mesures pour mettre un terme au dérèglement climatique.

Nous prions pour tous les êtres humains exposés aux guerres et aux persécutions, afin que la paix règne.

Nous prions pour que les injustices prennent fin et que tous les êtres humains de ce monde soient respectés dans leur dignité.

 

NOTRE PERE

En disant ensemble la prière que Jésus nous a enseignée, nous manifestons la réalité de l’Église Universelle.

Notre Père qui es aux cieux,

que ton nom soit sanctifié,

que ton règne vienne,

que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.

Pardonne-nous nos offenses

comme nous pardonnons aussi

à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous ne laisse pas entrer en tentation

mais délivre-nous du mal,

car c’est à toi qu’appartiennent

le règne, la puissance et la gloire,

aux siècles des siècles.  Amen.

 

Christina Weinhold  20 09 2026

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