ACCUEIL
Qui est Dieu ?
Qui est Jésus ?
Une quête qui nous habite en venant ici.
Dieu est-il ? Jésus est-il toujours ?
Des questions de doute qui nous traversent.
Qui suis-je face à Dieu ?
Qui suis-je en suivant Jésus ?
La question qui nous portera encore en quittant ce culte tout à l’heure, sur nos routes du quotidien.
Nous voici rassemblés pour partager nos questions et soumettre nos doutes,
nous voici pour nous laisser rejoindre dans nos cheminements.
Qu’il nous vienne de la part de Dieu une parole qui nous touche,
un message qui nous éclaire,
un appel qui nous habite. Amen
PRIERE DE LOUANGE
Pour la douceur de ton amour
et pour la force de ton amour,
béni sois-tu!
Pour la venue de Jésus parmi nous,
pour son règne secret sur nos cœurs,
pour la promesse de son retour et de son Royaume,
béni sois-tu!
Pour ta lumière sur notre passé,
sur notre présent et sur notre avenir,
béni sois-tu!
Pour ta fidélité à tes promesses,
pour ton alliance avec le peuple d’Israël,
pour ta fidélité envers ton Eglise,
envers tous les fidèles qui, au long des âges,
ont annoncé et rayonné ton Nom,
béni sois-tu!
Pour notre présence ici, tous ensemble avec Toi,
pour cet honneur que tu nous fais de nous appeler tes enfants,
pour cette joie que tu nous donnes,
béni sois-tu! Amen.
A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU
Dieu donne sa loi comme aide à vivre notre liberté. Il en appelle à notre responsabilité afin que nous réussissions à vivre ensemble.
Psaume 63, 2
Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche, j’ai soif de toi.
Tout mon être soupire après toi,
comme une terre aride, desséchée, sans eau.
RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES
Nous nous présentons en vérité devant Dieu, reconnaissant les manquements et la violence qui demeurent en nous et nous conduisent à nous opposer à Dieu et à notre prochain.
Dieu, tu es notre Dieu, nous te cherchons, nous avons soif de toi.
Tout notre être soupire après toi,
comme une terre aride, desséchée, sans eau.
Nous sentons en nous cette soif,
la soif de vivre pleinement.
Et puis nous remplissons notre journée sans nous rendre compte de ce que nous vivons déjà, sans apprécier le temps qui nous est offert, sans rendre grâce pour la vie donnée et à notre disposition.
Seigneur, pardonne-nous et apprends-nous à apprécier notre vie.
Nous sentons en nous cette soif,
la soif de plus de justice et d’équité dans ce monde.
Et puis nous oublions ce qui dépend de nous pour y contribuer.
Seigneur, pardonne-nous et apprends-nous à poser les gestes qui rendent cette vie plus équitable pour tous les êtres vivants.
Nous sentons en nous cette soif,
la soif que ce monde arrête sa course folle de surconsommation, d’exploitation, de crimes climatiques.
Et puis nous oublions que nous faisons partie de cette course et nous avons du mal à faire un pas de côté pour voir ce qui est vraiment nécessaire.
Seigneur, pardonne-nous et apprends-nous à mieux discerner notre train de vie.
Dieu, tu es notre Dieu, nous te cherchons, nous avons soif de toi.
Tout notre être soupire après toi,
comme une terre aride, desséchée, sans eau.
Apprends-nous à nous ressourcer auprès de toi et à vivre de cette source au quotidien. Amen.
ANNONCE DE LA GRÂCE
Dieu est amour: il entend la confession de notre coeur.
Par Jésus-Christ, notre péché nous est pardonné.
Par le Saint-Esprit,
la puissance de vie nouvelle nous est accordée.
Que Dieu nous mette au coeur l’assurance de son pardon
et qu’Il nous donne de marcher vers son Royaume.
Chantons notre reconnaissance.
PRIERE AVANT LES LECTURES
Nous prions Dieu avant de lire les Ecritures,
afin qu’elles deviennent pour nous Parole de vie.
Père, ta Parole est pour nous ferment du Royaume et germe d’espérance.
Que par ton Esprit, nous la recevions avec simplicité et avec joie.
Que cette Parole nous fasse porter les fruits que tu attends.
Nous te le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.
LECTURES BIBLIQUES Mt 16, 13-20
13Jésus se rendit dans le territoire de Césarée de Philippe. Il demanda à ses disciples : « Au dire des gens, qui est le Fils de l’homme ? » 14Ils répondirent : « Certains disent que tu es Jean le baptiste, d’autres que tu es Élie, et d’autres encore que tu es Jérémie ou un autre des prophètes. » 15« Et vous, leur demanda Jésus, que dites-vous ? Pour vous, qui suis-je ? »
16 Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant ! »
17Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon fils de Jonas, car tu n’as pas découvert cela de toi-même, mais c’est mon Père qui est dans les cieux qui te l’a révélé.
18 Eh bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. La mort elle-même ne pourra rien contre elle. 19Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » 20 Puis Jésus ordonna sévèrement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.

PREDICATION
Au dire des gens…
Même Jésus s’intéresse aux sondages publics.
Question unique : « Que disent les gens au sujet du Fils de l’homme ? »
« Fils de l’homme » : c’est le seul titre que Jésus utilise pour parler de lui-même.
Une expression ambiguë, de double sens.
Cela signifie à la fois le simple fait d’être un humain, mais c’est aussi le titre, le nom d’une figure attendue dans les récits pieux de l’époque :
« Fils de l’homme », c’est la personne qui agit à la fin des temps au nom de Dieu pour établir et accomplir son règne sur la terre – racontent certains récits.
Les disciples le voient certainement dans cette dernière catégorie.
Mais d’abord, ils répètent ce qu’ils ont entendu :
« Certains disent que tu es Jean le Baptiste,
d’autres que tu es Élie,
et d’autres encore que tu es Jérémie ou l’un des prophètes. »
Ce n’est qu’un extrait, car la liste serait encore plus longue.
Les auteurs du Nouveau Testament ont continué la liste, sans se limiter.
Vous avez tiré au sort d’autres titres ou définitions.
Veuillez les dire, s’il vous plaît, à haute voix :
Tu es le Sauveur de ton peuple (Mt 1,21)
Tu es l’Emmanuel « Dieu avec nous » (Mt 1,23)
Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant (Mt 16,16)
Tu es Jésus-Christ, le Fils de Dieu (Mc 1,1; Jn 20,31)
Tu es Jésus le Nazaréen, le Saint de Dieu (Mc 1,24)
Tu es la pierre de faîte, la pierre angulaire, la pierre principale (Mc 12,10)
Tu es le Verbe de Dieu (Jn 1,1)
Tu es l’Agneau de Dieu (Jn 1,36)
Tu es l’Époux (Jn 3,29)
Tu es le Prophète (Jn 6,14)
Tu es le Pain de Vie (Jn 6,48)
Tu es Lumière du monde (Jn 8,12)
Tu es le bon Berger (Jn 10,11)
Tu es le bon Pasteur qui donne sa vie pour Ses brebis ((Jn 10,11)
Tu es le grand Pasteur des brebis (He 13,20)
Tu es Chef des pasteurs (1 P 5,4)
Tu es Résurrection et Vie (Jn 11,25)
Tu es Roi d’Israël (Jn 12,13)
Tu es Chemin, Vérité et Vie (Jn 14,6)
Tu es Roi des Juifs (Jn 19, 19-21)
Tu es Rabbouni, Maître (Jn 20,16)
Tu es le Ressuscité, le Prince de la Vie (Ac 3,15)
Tu es le Saint et le Juste (Ac 3,14)
Tu es Chef et Sauveur (Ac 5,31)
Tu es Fils de l’homme (Ac 7,56)
Tu es Juge établi par Dieu pour les vivants et les morts (Ac 10,42)
Tu es Jésus le Seigneur (Rm 10,9)
Tu es Seigneur à la Gloire de Dieu le Père (Ph 2,11)
Tu es Seigneur de la Gloire (1 Co 2,8)
Tu es l’Agneau pascal (1 Co 5,8)
Tu es le dernier Adam, l’Esprit vivifiant (1 Co 15, 45
Tu es Médiateur entre Dieu et les hommes (1 Tm 2,5)
Tu es le Dieu vivant, le Sauveur de tous les hommes, des croyants surtout (1 Tm 4,10)
Tu es le juste Juge (2 Tm 4,8)
Tu es grand Prêtre souverain (He 4,14)
Tu es l’Alpha et l’Oméga (Ap 1,8)
Tu es le Maître de tout (Ap 1,8)
Tu es le Témoin fidèle, le Premier-né d’entre les morts,
le Prince des rois de la terre (Ap 1,5)
Tu es le Premier, le Dernier, le Vivant (Ap 1,17-18)
Tu es le Lion de Juda, le Re jeton de David (Ap 5,5)
Tu es Seigneur des seigneurs, Roi des rois (Ap 17,14)
Tu es le Principe et la Fin (Ap 21,6)
Tu es l’Étoile radieuse du matin (Ap 22,16)
Tu es Lumière, Soleil levant
Tu es …
Vous voyez, vous entendez que l’approche de Jésus est multiple.
Et maintenant, on pourrait croire, dans la suite du texte, que Simon Pierre aurait gagné le jackpot, qu’il donne la meilleure réponse de toutes, la seule et unique, peut-être ?
16 Simon Pierre répondit : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
17 Jésus lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car tu n’as pas découvert cela de toi-même, mais c’est mon Père qui est dans les cieux qui te l’a révélé.
18 Eh bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon Église. La mort elle-même ne pourra rien contre elle. 19 Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »
20 Puis Jésus ordonna sévèrement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
Effectivement, Jésus félicite Pierre d’avoir trouvé cette réponse, mais en rien il ne dit aux autres de la copier et d’en faire la leur. Au contraire ! Le texte conclut : « Puis Jésus ordonna sévèrement à ses disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ. »
J’en déduis que la confession de Simon Pierre est valable et louable, mais qu’elle est avant tout personnelle, une affaire entre lui et le Christ.
La question demeure : qui est-il, Jésus, pour moi et pour toi ?
Est-ce que Dieu nous donne, comme à Pierre, de dire : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » ?
Ou naît en nous une autre conviction qui trace son chemin ?
Peut-être un peu plus timide, un peu plus hésitante que celle de Pierre ?
Ce ne sera pas grave. Ce sera la nôtre.
Jésus n’a jamais fait d’objection au fait de ne pas se sentir à la hauteur d’une relation avec lui. Je pense à ce père de famille qui lui dit :
« Je crois ! Viens au secours de mon manque de foi ! » (Marc 9)
Jésus noue aussi une relation précieuse avec lui et vient à son secours.
Notre foi ne se base pas sur des dogmes, sur des vérités écrites dans le marbre et à répéter de notre part. Notre foi se base d’abord sur une relation : « Qui suis-je pour toi ? », demande Jésus.
L’importance n’est pas le contenu, le détail de la réponse, mais le fait d’entrer dans cette relation en répondant : « Oui, tu es quelqu’un pour moi… Tu es l’ami qui m’accompagne, tu es une interrogation constante, tu es ma pierre d’achoppement un jour et la pierre qui me rassure le lendemain… » etc.
En disant « tu es… », nous reconnaissons un vis-à-vis et nous lui laissons une place dans nos vies.
Tout commence ici.
La foi, c’est d’abord, tout simplement, se reconnaître, soi, en face d’un TU.
C’est le théologien et philosophe Martin Buber qui l’a bien développé dans son œuvre Je et Tu, il y a cent ans.
Accepter qu’il y a un TU en face de moi, c’est aussi la libération d’un enfermement dans un moi-je, cette idée qui nous pèse et nous poursuit parfois : croire que nous devons tout réussir tout seuls et par nous-mêmes.
Quand nous sommes capables de dire à un prochain : « Tu es important pour moi », quand nous entrons en relation,
quand nous laissons tomber nos remparts, nos moyens de défense, notre volonté d’être seuls au monde, d’autres projets deviennent possibles, d’autres horizons s’ouvrent, l’aventure commence.
C’est aussi le cas pour Simon Pierre.
Une fois qu’il a osé dire son « tu es… » : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! »
Une fois qu’il a dit cela, Jésus commence à bâtir sur cette relation pour en faire un projet.
Il commence, de son côté, à préciser qui est Simon, fils de Jonas, pour lui.
Il définit à son tour le « tu » en face de lui.
18 « Eh bien, moi, je te le déclare, tu es Pierre et, sur cette pierre, je bâtirai mon Église. La mort elle-même ne pourra rien contre elle. 19 Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux ; ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »
D’autres traductions disent : « Dans cette pierre, ce roc, je creuserai mon Église. »
Jésus voit dans son vis-à-vis plus que Simon, fils de Jonas.
Il voit plus que le simple héritage transmis d’une génération à l’autre.
Il voit le potentiel en lui – on voudrait dire, avec les mots d’aujourd’hui – qui va au-delà de ce que les mœurs sociétales et les relations familiales voient en lui.
Jésus voit en Simon cette capacité d’être un roc, sur lequel on peut bâtir et poser les fondements d’un projet promis à durer : l’Église, l’ekklesia, le lien entre tous les croyants, au-delà de toutes leurs différences et à travers le temps.
Il donne à Pierre un rôle clé dans la fondation de l’Église.
Notre Église s’est fondée sur des personnes comme Pierre. C’est bon à savoir.
Car cela décomplexe tout de suite !
Simon Pierre, tellement félicité ici, va être rabroué et corrigé par Jésus seulement quelques versets plus tard :
21 Dès lors Jésus commença à faire connaître à ses disciples qu’il fallait qu’il allât à Jérusalem, qu’il souffrît beaucoup de la part des anciens, des principaux sacrificateurs et des scribes, qu’il fût mis à mort, et qu’il ressuscitât le troisième jour.
22 Pierre, l’ayant pris à part, se mit à le reprendre, et dit : « À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. »
23 Mais Jésus, se retournant, dit à Pierre : « Arrière de moi, Satan ! Tu m’es en scandale ; car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes. »
Vous voyez que Pierre n’est pas parfait.
Comme tout être humain et comme tout bon ami, il ne veut à aucun prix éviter la mort de celui qu’il aime. Comment lui reprocher cela ?
Pour Jésus, c’est le signe qu’il n’a pas encore tout compris.
Pierre est imparfait.
Et il continuera à le prouver jusqu’à la fin de leur parcours, tout comme il continuera à grandir et à prendre ses responsabilités.
Et c’est pour nous une excellente nouvelle : Jésus bâtit l’Église sur des personnes imparfaites et il ose donner des rôles clés à des gens qui peuvent échouer.
C’est une conviction commune aux Églises protestantes et à l’Église catholique romaine… à une différence près.
Je cite : CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI / LA PRIMAUTÉ
DU SUCCESSEUR DE PIERRE DANS LE MYSTÈRE DE L’ÉGLISE
« Dans les premières communautés chrétiennes, comme plus tard dans toute l’Église, l’image de Pierre est-elle restée comme celle de l’Apôtre qui, malgré sa faiblesse humaine, fut placé expressément par le Christ à la première place parmi les Douze et appelé à exercer dans l’Église une fonction propre et spécifique. Il est la pierre sur laquelle le Christ construira son Église ; il est celui dont la foi, quand il sera revenu, ne faillira pas, et qui affermira ses frères ; il est enfin le Pasteur qui guidera toute la communauté des disciples du Seigneur. […] »
Jusque-là, je pourrais signer sans problème.
Voici la suite :
« Se basant sur le témoignage du Nouveau Testament, l’Église catholique enseigne, comme doctrine de foi, que l’évêque de Rome est successeur de Pierre dans son service primatial dans l’Église universelle ; cette succession expliquera la prééminence de l’Église de Rome, enrichie aussi par la prédication et le martyre de saint Paul. »
Et voici où nos chemins se séparent.
Les Églises protestantes ne suivent pas cette conclusion d’une place primatiale de l’évêque de Rome.
Les Églises protestantes se voient plutôt dans la fin de l’Évangile de Matthieu, au chapitre 28, où Jésus charge tous les disciples de prendre soin de la suite, de prendre ensemble la responsabilité de l’enseignement, de l’initiation, des baptêmes… dans la confiance en la présence du Christ.
Pierre, roc, dans lequel Jésus souhaite creuser son Église, devient ainsi parfois la pierre d’achoppement dans nos relations œcuméniques.
Mais heureusement, rien qui ne nous enlève nos relations avec notre vis-à-vis commun : le Christ,
ni nos relations entre frères et sœurs.
Voici l’Église, l’assemblée des croyants à la suite de Jésus, de Pierre, de Lydie, de Marie, d’André, etc., qui discutent et se creusent ensemble le cerveau pour savoir comment faire vivre cette Église.
Malgré toutes nos limites, et nos controverses,
le projet continue, car la relation perdure et tient bon au-delà de toutes les erreurs et de toutes les failles humaines.
Car gardons à l’esprit : au début, il y a un double TU
.
Le « tu » de la confession du croyant qui reconnaît la place de Jésus dans sa vie.
Et ensuite, il y a ce « tu » que le Christ nous adresse :
Simon, tu es Pierre et, en toi, je creuse mon Église.
Marie, tu es celle qui veille sur les disciples.
Lydie, tu es celle qui accueille et offre un endroit pour se rassembler.
Thomas, tu es le compagnon de route de celles et ceux qui doutent.
Et ensuite…
Que dit-il à nous, à moi, à vous ?
Ce serait intéressant d’y prêter l’oreille, car le projet veut continuer.
Pierre a pris sa retraite.
À nous la relève.
Amen.
DIRE NOTRE FOI
La foi est avant tout une relation vivante avec Dieu, dans l’intimité de chacune et chacun, offerte par celui qui nous a aimé le premier.
Au-delà de l’individualité de chaque croyant, la confession de foi unit l’assemblée à l’Église universelle dans le temps et l’espace. Les paroles choisies peuvent varier d’un dimanche à un autre pour souligner qu’il existe de multiples façons d’exprimer sa foi
Nous croyons et proclamons que Jésus est le Christ, le fils du Dieu vivant.
Il était envoyé pour annoncer l’engagement de Dieu
pour celles et ceux qui ont vécu depuis les origines de l’histoire,
pour celles et ceux qui naîtront jusqu’à la fin des siècles;
pour les foules qui se pressent dans les villes,
pour les habitants de la montagne la plus reculée,
pour le bébé qui vient de naître
et pour le vieillard sur le seuil de l’éternité.
Nous croyons que Jésus est le Christ et qu’il s’est donné
pour nos amis et nos ennemis,
pour les croyants et les incroyants,
pour les riches et les pauvres,
pour les martyrs et les bourreaux.
Oui, pour tous, pour toi, pour moi,
Jésus-Christ est venu.
Il a vécu, lutté, souffert,
il a traversé l’agonie de Gethsémani
et les ténèbres de la croix.
Grace à Dieu, créateur, Il a triomphé de la mort et ouvert devant nous
les portes d’une irréductible espérance,
de sorte que “rien désormais, ni passé ni avenir,
ni bonheur ni malheur, ni vie ni mort,
ni hauteur ni profondeur, ni aucune force qui soit au monde,
ne pourra jamais nous séparer de l’amour
qu’en lui Dieu a manifesté.” Amen.
PRIÈRE D’ INTERCESSION
Aujourd’hui, nous nous tenons devant toi, reconnaissants de pouvoir te prier, reconnaissants que tu sois là, que nous ayons trouvé dans notre vie un « TU » qui nous écoute, nous voit, et qui veut nous accompagner et nous soutenir.
Aujourd’hui, nous te soumettons ce qui nous touche et nous préoccupe.
Nous pensons aux personnes en deuil. À Marlyse, qui a perdu son père. À la famille de Jeanne Grégoire-Lapalus, qui a dû lui faire ses adieux.
Nous pensons à toutes ces personnes dont nous ne connaissons qu’une partie des noms, qui, au cours de cet été bien trop chaud, ont perdu un être cher à cause de la canicule, qui ont vu leurs biens et tant de souvenirs partir en fumée.
Nous pensons à ceux pour qui la guerre n’a jamais pris de vacances : aux Ukrainiens, épuisés par tant d’attaques, par le manque de sommeil, par la peur et par le deuil.
Aux habitants des régions du monde exposées aux conflits, qui ne peuvent rien y faire, mais qui doivent en subir les conséquences.
Nous remettons entre tes mains le sort des femmes en Afghanistan, qui n’ont aucun droit et ont peu accès à l’aide et aux soins médicaux. Soutiens-les et aide-nous à mettre fin à cette injustice.
Et aujourd’hui, en méditant l’Évangile, nous prions particulièrement pour les hommes et les femmes, jeunes ou âgés, qui se posent des questions sur leur mission et leur chemin.
Nous sommes nés enfants de nos parents.
Nous sommes les fruits d’une société et d’une culture qui nous entourent.
Mais nous devenons.
Nous sommes libres de nos choix.
Quels sont nos talents, nos dons ? Qu’est-ce qui nous anime et nous fait avancer ? Que voit Dieu en nous ? Que pouvons-nous apporter à notre monde et à l’Église ?
Nous te prions de donner du courage aux timides,
d’inspirer et de guider les personnes qui tâtonnent,
de révéler à chacun et à chacune ce dont nous sommes capables, grâce à toi, malgré nos limites, pour le bien de tous.
Dans le silence de nos cœurs, nous te soumettons des personnes et des situations pour lesquelles nous invoquons ton aide.
……
NOTRE PERE
En disant ensemble la prière que Jésus nous a enseignée, nous manifestons la réalité de l’Église Universelle.
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous ne laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.
ENVOI
Allez avec la force que vous avez
Allez simplement ,gaiement, aimablement,
toujours soucieux d’aimer
et l’Esprit sera avec vous.
Bénédiction
Que le Seigneur vous ouvre les chemins qui conduisent jusqu’à lui.
Qu’il vous accompagne tout au long de votre route,
quels que soient vos déserts, vos tunnels, vos passages difficiles,
Que son amour soutienne votre foi défaillante
Qu’il vous aide à le servir dans votre vie de tous les jours
et qu’il vous bénisse au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
Amen
Christina Weinhold, 23 08 2026