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BIBLE et ART : Tour de Babel et Murs de Jérusalem
prédication du 02 août 2026 par JJ DIJOUX
Avant d’écouter les Écritures, prions.
Éternel Dieu, nous nous tournons vers toi pour que tu nous aides à cheminer. Grâce aux témoignages que nous avons dans la Bible, nous allons pouvoir réfléchir, méditer afin de mieux te connaître et t’accueillir.
Aides-nous à recevoir ta Parole
cette Parole unique que tu as pour chacun de nous
pour nous ressusciter maintenant,
pour nous donner un véritable enthousiasme de vivre,
pour remplir aussi nos cœurs d’affection
pour ceux qui sont confiés en particulier à notre amour. ,
au nom de Jésus-Christ,…
Genèse 11, 1 à 9
1 Toute la terre avait une seule langue et les mêmes mots. 2 Après avoir quitté l’est, ils trouvèrent une plaine dans le pays de Shinear et s’y installèrent. 3 Ils se dirent l’un à l’autre : « Allons ! Faisons des briques et cuisons-les au feu ! » La brique leur servit de pierre, et le bitume de ciment. 4 Ils dirent encore : « Allons ! Construisons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel et faisons-nous un nom afin de ne pas être dispersés sur toute la surface de la terre.»
5 L’Éternel descendit pour voir la ville et la tour que construisaient les hommes, 6 et il dit: « Les voici qui forment un seul peuple et ont tous une même langue, et voilà ce qu’ils ont entrepris ! Maintenant, rien ne les retiendra de faire tout ce qu’ils ont projeté. 7 Allons ! Descendons et là brouillons leur langage afin qu’ils ne se comprennent plus mutuellement. » 8 L’Éternel les dispersa loin de là sur toute la surface de la terre. Alors ils arrêtèrent de construire la ville. 9 C’est pourquoi on l’appela Babel : parce que c’est là que l’Éternel brouilla le langage de toute la terre et c’est de là qu’il les dispersa sur toute la surface de la terre.
Néhémie 2, 11 à 18
11 A mon arrivée à Jérusalem, j’y suis resté trois jours. 12 Puis je me suis levé pendant la nuit, accompagné de quelques hommes, sans avoir encore dévoilé à personne ce que mon Dieu m’avait mis à cœur de faire pour Jérusalem. J’avais pris une seule bête avec moi : celle que je montais. 13 Sortant donc de nuit par la porte de la vallée, j’ai pris la direction de la source du dragon et de la porte du fumier. J’examinais la muraille de Jérusalem avec ses brèches et ses portes dévorées par le feu. 14 Je suis passé près de la porte de la source et du bassin du roi, sans trouver de passage pour ma monture. 15 Toujours de nuit, je suis remonté par la vallée, sans cesser d’examiner la muraille. Puis je suis rentré par la porte de la vallée et j’ai ainsi été de retour.
16 Les magistrats ignoraient où j’étais allé et ce que j’avais fait. Jusque-là, je n’avais rien dévoilé aux Juifs : ni aux prêtres, ni aux nobles, ni aux magistrats, ni à aucun de ceux qui exerçaient une responsabilité. 17 Je leur ai alors dit : « Vous voyez vous-mêmes la malheureuse situation dans laquelle nous nous trouvons : Jérusalem est en ruine et ses portes ont été réduites en cendres. Venez, reconstruisons la muraille de Jérusalem et nous ne serons plus dans le déshonneur !» 18 Puis je leur ai raconté comment la bonne main de mon Dieu avait reposé sur moi et leur ai rapporté les paroles que le roi m’avait adressées. Ils ont dit : « Levons-nous et mettons-nous au travail ! » Et ils se sont fortifiés dans cette bonne décision.

Si vous avez le temps cet été, un peu de disponibilité, je vous invite à lire l’encyclique de Léon XIV Mafgnifica Humanitas, Magnifique Humanité. C’est un des écrits les plus universels qu’il m’ait été donné de lire. Il aborde avec une vision chrétienne, donc éthique, les très nombreuses questions que pose le développement de l’intelligence artificielle et les impacts possibles sur notre condition humaine. Dès le début, Léon XIV fait référence à deux textes de l’Ancien Testament : la construction de la tour de Babel et la reconstruction sous l’impulsion de Néhémie du Temple et des murailles de Jérusalem.
À l’occasion de la soirée que nous avons organisée pour faire connaissance avec l’Encyclique, j’ai recherché des illustrations de ces deux textes. Babel, c’est facile, il existe de très nombreuses œuvres qui montrent la tour, des plus anciennes aux plus contemporaines. Le texte de Néhémie n’a pratiquement pas fait l’objet de peintures ou de dessins. Le texte sur Néhémie est bien moins connu que l’épisode de la Tour de Babel. Disons-le, sans doute, nous parle-t-il moins immédiatement de notre condition humaine que l’épisode de la Tour de Babel.
Je me suis souvenu de la Tour de Babel que l’on peut voir au Kunsthistorisches de Vienne, peinte par Brueghel l’Ancien en 1563 et j’ai trouvé un dessin de Gustave Doré de 1866 extrait de sa Bible illustrée.
Pieter Brueghel peint des scènes bibliques, mythologiques et de genre. Dans cet tableau, il choisit l’épisode de la Bible pour montrer la folie des hommes. Il transpose la Tour de Babel dans sa ville d’Anvers, cosmopolite, industrieuse et ambitieuse en ce XVIe siècle. Le roi Nemrod, au premier plan, est vêtu à la mode de la Renaissance et prend l’allure de Philippe II d’Espagne qui règne alors sur les pays du Nord.
Autour de la tour et à l’intérieur de celle-ci s’affairent les artisans des métiers anversois du XVIe siècle, avec leurs techniques et leurs machines de construction.
Dans le tableau, beaucoup d’éléments rappellent Anvers : le mur d’enceinte serait celui d’Anvers de 1542. Il en est de même pour l’enchevêtrement des toits, des maisons flamandes de style gothique, des églises, des tours de guet, des canaux et des portes qui sont inspirés de la cité anversoise. La ville paraît minuscule pour donner à la tour sa démesure. Le port, aussi inspiré par ceux de la mer du Nord, accueille de nombreux bateaux. Les quais sont chargés de marchandises et de matériaux.
Le paysage, d’une grande beauté, associe les bleus (fleuve, mer et ciel) aux verts (vallées, forêts, champs et prairies) dans une perspective atmosphérique infinie. La Tour de Babel semble d’autant plus démesurée qu’elle se détache sur un paysage infini. Les tons froids de la nature paisible s’opposent aux couleurs chaudes de l’agitation humaine.
Cette ambition des hommes de faire plus grand que la condition humaine, sans son accord, est réprouvée par Dieu.
Passons à la gravure de Gustave Doré, publiée dans sa Bible illustrée en 1866.
Rappelons en quelques mots qui est Néhémie. Néhémie incarne la transition cruciale entre le traumatisme de l’exil à Babylone et la consolidation de la communauté juive en Judée. Par ses capacités d’organisateur et son dévouement, il a permis à Jérusalem de retrouver son statut de ville fortifiée et a jeté les bases d’une société juive unie autour de la Loi et du Temple. Le « message divin » pour Néhémie est une conviction spirituelle profonde et intime, nourrie par la prière et par les Écritures, qui transforme sa tristesse en une mission politique et architecturale : montrer que Dieu tient sa promesse de restaurer le peuple élu dans sa ville, Jérusalem.
Revenons au dessin de Gustave Doré.
Fidèle à son style théâtral, Doré utilise une perspective en contre-plongée. L’immensité des murailles détruites écrase le personnage principal situé au centre sur sa monture. C’est aussi peut-être le personnage agenouillé à côté, comme en prière, qui porte le même turban que le cavalier. Cette disproportion entre les murailles et le personnage central accentue la dimension titanesque de la tâche de reconstruction qui attend Néhémie et les habitants de Jérusalem. Notre regard est guidé depuis les décombres du premier plan vers la silhouette solitaire de Néhémie, puis s’élève vers le ciel à travers les pans de murs encore debout. Néhémie est représenté sur sa monture, figé dans une attitude de recueillement et de désolation. Le vide qui l’entoure souligne le secret de sa mission nocturne et le fardeau de sa responsabilité solitaire.
Cette gravure a quelque chose de glaçant tant le clair-obscur lui donne une force dramatique. La froideur, la rudesse des pierres fracturées, la violence des décombres sont palpables notamment grâce aux contrastes de lumière et aux contrastes entre les noirs et les blancs. Ce dessin a une esthétique romantique, traduction de la fascination de ce mouvement esthétique pour les vestiges du passé.
Les remparts brisés ne sont pas de simples décors. Ils symbolisent la déchéance matérielle et spirituelle d’un peuple en exil. Bien que la scène soit nocturne et sombre, la lumière qui frappe le ciel et éclaire partiellement Néhémie porte en elle un message d’espoir, celui du message divin de restauration de Jérusalem dont il est le porteur. La contemplation des ruines n’est pas un abandon, mais le point de départ d’une renaissance : la future reconstruction du Temple et de la cité sacrée.
Ces deux œuvres, ces deux textes, sont en contraste et appellent à une réflexion au sujet de notre relation à Dieu et de notre nature humaine.
L’épisode de la Tour de Babel nous parle de la division des humains quand ils veulent s’affranchir de Dieu. Cette division conduit à l’incompréhension et, un jour ou l’autre, à la violence. La reconstruction de Jérusalem et du Temple avec l’impulsion de Néhémie conduit par Dieu nous dit que le désespoir n’est pas de bon conseil et, surtout, que Dieu n’abandonne jamais sa Création. Ces deux textes nous disent aussi que notre vie a un besoin existentiel d’avoir du sens, que celui-ci ne peut pas être uniquement matériel, que la réussite repose davantage sur une dimension spirituelle, réellement mobilisatrice, que sur une accroche matérielle, court-termiste.
Faut-il complaire à Dieu ou assumer notre liberté ? Qu’est-ce que croire nous apporte à nous tous, humains ?
Une prédication croisée entre Néhémie et la tour de Babel pourrait mettre en contraste deux types de constructions spirituelles et humaines : la construction par l’orgueil face à la reconstruction par la foi. Ce parallèle met en lumière la façon dont l’humanité peut bâtir ses propres projets au regard dont elle peut choisir d’être accompagnée par la volonté divine, l’amour de Dieu.
Que nous disent les contrastes d’une Babel bâtie par les hommes unis de manière autonome, tour construite pour toucher le ciel afin de se faire un nom, et l’image de l’homme brisé qui prie et rassemble un peuple pour relever les murailles en ruine de Jérusalem, pour la seule gloire de Dieu ? Quel chemin entre les deux ? Et les murailles, qu’en dire ?
Croire, oui, nous ouvre des chemins. Autrement dit, comment accepter notre humanité et suivre la voie que nous propose Dieu ?
L’une des voies est de s’interroger sur notre motivation : agissons-nous par orgueil pour réduire notre peur face à l’insécurité, notre condition historique, afin de la vaincre par la puissance technologique et pour une certaine gloire personnelle ? Ne sommes-nous que des « homo faber », des hommes qui fabriquent, qui visent à transformer la nature et à créer notre propre monde, monde artificiel s’il en est ?
Le Nouveau Testament nous apporte des éléments de réponse. Paul dans sa lettre aux Philippiens nous invite à « pratiquer l’abaissement volontaire » : « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel […] s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur. » (Philippiens 2:5-7), à changer notre regard sur nos prochains, nos frères humains : « Ne faites rien par esprit de rivalité ou par vaine gloire, mais que l’humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes. » (Philippiens 2:3), à pratiquer l’indépendance dans la première lettre aux corinthiens : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7).
Cet appel à la modestie volontaire ne doit pas correspondre à une mise à nu de notre manière d’être, ce serait plutôt des modalités pour notre construction. Une manière de se poser face à soi avec Dieu pour miroir. Dieu pour miroir, hérésie ! Je m’explique : Dieu pour miroir s’est prié, aller au fond de soi, se laisser déposséder de son image telle que nous la percevons et accepter l’image qui nous est renvoyée. Au point de faire de nos imperfections une ressource de notre humanité ? C’est une grande question.
La réponse est-elle dans notre abandon à Dieu ou dans une intelligence de ses messages ou dans la pratique de la vigilance spirituelle ?
Pour ma part, je ne crois pas que Dieu nous demande de lui abandonner une part de notre humanité, une part de notre libre arbitre. D’abord, comme protestant, nous acceptons la grâce qui nous est faite d’être gratuitement sauvés, sans mérite personnel, uniquement parce que nous sommes enfants de Dieu. Grâce offerte par Jésus sur la Croix. Protestant, j’assume ma liberté de croyant : sauvé par la grâce, je suis libéré de la culpabilité, de la peur du jugement et de l’obligation de gagner mon salut. Cette liberté est une ouverture au monde, je suis totalement disponible pour servir mon prochain avec amour. Cette libération est spirituelle et veut nous immuniser de tout matérialisme effréné. En nous offrant cette aptitude à assumer notre liberté d’humain, Dieu nous invite à une vigilance constante, une vigilance spirituelle, celle d’être en relation perpétuelle avec lui et à ne pas quitter du regard l’éthique que Jésus nous a offerte. C’est une éthique d’amour, de soi et de l’autre, d’ouverture au monde sans s’abandonner au monde.
Il nous faut alors essayer de trouver une grammaire des messages de Dieu avec l’aide de l’Esprit. Une grammaire car nous autres humains, nous n’agissons pas hors du temps, hors de la Création. Notre manière de lire et de comprendre le message dont nous sommes destinataires dépend de notre environnement. Cependant, cette compréhension ne doit pas s’écarter des fondements théologiques et éthiques de notre foi, du cœur du message de Jésus et de Dieu. Notre approche est celle de l’amour du prochain et de soi ainsi que de notre envoi de par le monde.
Tu nous parles d’aller en mission ? Non, rassurez-vous, enfin pas celle de notre histoire et surtout pas celle qui a servi de support au colonialisme et à d’autres discriminations les plus effroyables, de l’esclavage à l’apartheid, ni celles qui subsistent aujourd’hui à l’égard des femmes, des enfants, des autres…Non, l’envoi par le monde aujourd’hui est une présence inscrite dans la dignité humaine, dans l’action diaconale, dans l’inscription dans la cité de ce que croire veut dire. Et c’est là que Néhémie est un catalyseur, un exemple. Dieu, par son appel et la force qu’il nous donne, nous permet souvent d’emporter avec nous les autres convictions dans nos actions quotidiennes, de bâtir ou rebâtir des villes, pas seulement des tours. Des espaces de vie qui visent le bien commun, pas des espaces destinés à notre seule protection.
Rappelons-nous aussi ce verset de la première lettre de Jean : « La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte. » (1Jn 4, 18). C’est pour cela que nous pouvons bâtir des projets, sans craindre d’être dépassés par notre ambition et notre orgueil. C’est admettre que nous ne sommes pas Dieu, et ô combien cela est-il libérateur. C’est une libération de nos fardeaux qui permet d’assumer notre responsabilité d’humains croyants dans une société désacralisée. C’est-à-dire en portant la Bonne Nouvelle, non pas comme la solution à nos maux mais comme un chemin de compréhension de notre monde. Ce sont nos exercices de vigilance spirituelle.
Cette vigilance spirituelle dont je vous parle maintenant est l’état de garde active du chrétien. Dans le Nouveau Testament, elle est traduite par le verbe gregoréo qui se traduit par être éveillé, veiller. Cette vigilance est vitale d’abord pour ne pas succomber aux tentations de la facilité qui déshumanise, ensuite en raison de notre fragilité dont l’une des conséquences est de nous laisser nous endormir dans le matérialisme…
Cette vigilance spirituelle n’est pas un exercice spirituel, elle est une sobriété, une tentative constante de garder l’esprit clair. N’est-ce pas cela que Dieu reproche aux bâtisseurs de la Tour de Babel ? Perdre la clarté de l’esprit. Une sobriété constante pour éviter de sombrer dans la colère et la peur. Une sobriété constante pour pouvoir envisager notre quotidien en lucidité, avec Dieu pour miroir.
Enfin, les deux textes et les deux œuvres nous parlent de murs, et nous ne pouvons pas passer cela sous silence. D’un côté, bâtir une tour pour se dépasser, mais aussi se protéger, mais de quoi ? De l’autre, reconstruire une cité, certes la Cité, celle de toutes les fois monothéistes aujourd’hui, mais déjà ville sainte, symbole de la présence de Dieu auprès de sa Création et des humains, aussi pour se protéger, mais de quoi ? Quelle muraille sommes-nous appelés à bâtir, ou à fuir ou à franchir, dans le monde, dans notre vie, avec notre famille, avec notre communauté ? L’actualité longue nous a habitués à entendre parler de l’érection de murs, partout dans le monde, à chaque fois, il s’agit d’exclusion. Construire un mur, c’est mettre une protection autour de ceux que l’on dit aimer et de soi, c’est aussi exclure. Construire un mur, c’est faire preuve de persévérance, de confiance en Dieu pour Néhémie, en soi pour Babel (un peu trop selon Dieu). Mais construire un mur, n’est-ce pas s’isoler du reste de la Création et de sa richesse, une manière de perdre notre foi, sa résonance en nous, de perdre toute ouverture à la symphonie du monde ? Là apparaît ce qui me semble être un des dilemmes de notre société, de nos modes de vie. Faut-il entrer dans la symphonie du monde ou se protéger en bâtissant un mur ? En ces temps de faiblesse, la réponse unanime est le mur, pour se protéger mais aussi pour s’enfermer. Dieu dans les textes qui nous parlent de Babel et dans celui qui nous dit la reconstruction de Jérusalem semble aussi nous inviter à faire des murs. Jésus, lui, nous invite à faire le mur, avec pour tout baluchon ou viatique son double message : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé » (Jn 15, 12) et « Comme mon père m’a envoyé, moi je vous envoie » (Jn 20, 21)…
Allons, transmettons, ouvrons : « Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimé » (Jn 15, 12) et « Comme mon père m’a envoyé, moi je vous envoie » (Jn 20, 21). Babel ou Jérusalem, Babel et Jérusalem, portons l’éthique de notre foi comme message et gardons-nous des imperfections de notre humanité par une vigilance spirituelle constante. Allons, faisons le mur !
Amen
JJ Dijoux août 2026