ACCUEIL
Dieu est présent au milieu de nous. C’est lui qui nous accueille.
Dans l’évangile, Jésus dit :
Là où deux ou trois sont réunis en mon nom,
je suis au milieu d’eux. Mt 18, 20
Rassemblés ce matin par une Parole
nous sommes ces deux ou trois, même un peu plus.
des hommes et des femmes,
des habitués et des occasionnels,
des douteux et des rassurés,
des gens avec des histoires si diverses.
Tous nous sommes appelés par notre nom,
invités au face à face,
dans cette confiance qu’e Dieu est parmi nous.
DEBOUT PRIERE DE LOUANGE
Nous te rendons grâce
pour tous celles et ceux qui ont pleuré et qui ont trouvé consolation, qui,
sans oublier, peuvent rire de nouveau et se réjouir de tout leur cœur.
Pour tous celles et ceux qui ont été blessés et qui ont pourtant retrouvé confiance en leurs semblables.
Nous t’en remercions.
Pour tous celles et ceux qui ont vécu dans la colère et dont la rage s’est transformée en force et en puissance pour s’attaquer à la racine de leur mal et le surmonter.
Pour tous celles et ceux qui étaient en désaccord et qui ont pu se réconcilier. Un cadeau du ciel, qui est souvent rare.
Nous t’en remercions.
Pour tous celles et ceux qui ont pu se libérer de relations malsaines, de situations qui rendent malades et épuisent.
Pour toutes les fois où tu t’es tenu à nos côtés dans les moments difficiles et où tu nous as aidés à nous en sortir et à emprunter de nouvelles voies, meilleures.
Nous t’en remercions. Amen
DEBOUT Cantique 1 21/09, 1.2.3. Viens en cette heure (p. 238)
ASSIS A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU
Dieu donne sa loi comme aide à vivre notre liberté. Il en appelle à notre responsabilité afin que nous réussissions à vivre ensemble.
Ez 33, 7-9
7Eh bien, fils d’Adam, c’est toi que j’ai placé comme guetteur pour alerter le peuple d’Israël. Tu écouteras mes paroles et tu transmettras mes avertissements aux Israélites. 8Supposons que j’aie à prévenir un méchant qu’il s’expose à une mort certaine : si tu ne l’avertis pas d’avoir à changer sa conduite, ce méchant mourra à cause de ses fautes, mais c’est toi que je tiendrai pour responsable de sa mort. 9Par contre, si tu l’avertis d’avoir à changer sa conduite et qu’il ne le fasse pas, il mourra à cause de ses fautes, mais toi, tu auras préservé ta vie.
ASSIS RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES
Nous nous présentons en vérité devant Dieu, reconnaissant les manquements et la violence qui demeurent en nous et nous conduisent à nous opposer à Dieu et à notre prochain.
Nous prions avec le Psaumes 94
Oui, il y aura de nouveau une justice
1Dieu qui fais justice, Seigneur,
Dieu qui fais justice, manifeste-toi !
2Juge de la terre, oppose-toi aux arrogants,
retourne contre eux le mal qu’ils ont commis.
3Seigneur, jusqu’à quand les méchants triompheront-ils ?
Oui, jusqu’à quand ?
4Ils disent des grossièretés et des insolences, ils font les fanfarons,
tous ceux qui causent le malheur des autres.
(…)
16Qui me défendra contre ces gens malfaisants ?
Qui prendra mon parti contre ces fauteurs de malheur ?
17Si le Seigneur ne m’avait pas secouru,
je ne serais pas loin du pays du silence.
18Chaque fois que je dis : « Je ne tiens plus debout ! »
ta bonté, Seigneur, me soutient.
19Et quand j’ai le cœur surchargé de soucis,
tu me consoles, tu me rends la joie.
20Seraient-ils tes complices
ces juges criminels,
qui créent le malheur au mépris des lois ?
21Ils s’en prennent à celui qui est juste,
ils condamnent la personne innocente.
22Mais le Seigneur est ma forteresse,
mon Dieu est le rocher où je trouve refuge.
23Il retourne contre eux leur crime,
il se sert de leur propre méchanceté pour les réduire à rien,
lui, le Seigneur notre Dieu. Amen
ANNONCE DE LA GRÂCE
Dans notre malheur et dans nos fautes ,
le Seigneur est notre forteresse,
mon Dieu est le rocher où nous trouvons refuge.
N’oublions pas cette promesse dans notre détresse.
Mais levons nous, pardonnés et libérés pour chanter notre reconnaissance et notre confiance.
PRIERE AVANT LES LECTURES
Nous demandons à l’Esprit Saint d’éclairer nos esprits et nos cœurs afin que la parole qui sera lue et méditée devienne pour nous Parole de vie.
Seigneur, nous te prions :
donne-nous une parole pour nous accompagner sur notre chemin,
une parole qui nous indique la direction à suivre, une parole qui nous donne espoir,
une parole qui nous invite à la réflexion et qui porte ses fruits.
Et aide-nous à l’accueillir avec attention. Amen.
LECTURES BIBLIQUES
Rm 13, 8-10
8 N’ayez de dette envers personne, si ce n’est de vous aimer les uns les autres. Celui qui aime les autres a obéi complètement à la Loi. 9En effet, les commandements « Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne commettras pas de meurtre, tu ne voleras pas, tu ne convoiteras pas », ainsi que tous les autres, se résument dans cette seule parole : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » 10 Celui qui aime ne fait aucun mal à son prochain. En aimant, on obéit donc complètement à la Loi.
Mt 18, 15 – 20
15 Si ton frère a péché contre toi, va et reprends-le seul à seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère.
16Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute affaire se règle sur la parole de deux ou trois témoins.
17S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Eglise ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Eglise, qu’il soit pour toi comme un non-Juif et un collecteur des taxes.
18Amen, je vous le dis, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.
19Amen, je vous dis encore que si deux d’entre vous s’accordent sur la terre pour demander quoi que ce soit, cela leur sera donné par mon Père qui est dans les cieux. 20Car là où deux ou trois sont rassemblés pour mon nom, je suis au milieu d’eux.

PRÉDICATION
Quel titre donner à notre passage de l’Évangile d’aujourd’hui, qui commence par :
« 15 Si ton frère a péché contre toi… » ?
- De la discipline dans l’Église ?
- Le règlement intérieur de la communauté ?
- Tuto : comment se débarrasser des gens qui dérangent en 3 étapes ?
Dans ma Bible Louis Segond, il est écrit : « Pour gagner un frère qui a péché. »
Car voyons ce passage dans son contexte. Le chapitre 18 de l’Évangile de Matthieu traite des thèmes suivants :
- Ne pas chercher à être le plus grand, mais rester humble ;
- Ne pas être une occasion de chute pour les autres ;
- La parabole de la brebis égarée ;
- Puis notre passage : comment agir envers un membre de la communauté qui se comporte mal ;
- Suivi de la question du pardon, et du fait qu’il faut pardonner soixante-dix fois sept fois avant de rompre pour de bon avec quelqu’un.
Cela veut dire que notre passage se situe clairement au milieu d’une réflexion visant à ne jamais laisser tomber personne et à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour garder le lien, même avec quelqu’un avec qui nous avons un différend.
« Pécher » est un mot bien lourd dans notre langage d’Église.
Nous pensons vite à des fautes très graves.
À l’origine, cela signifie juste le fait de rater sa cible.
Une flèche tirée vers un but, mais qui tombe à côté : c’est une flèche qui a « péché ».
Elle a raté sa cible, elle est passée à côté de quelque chose.
Dans notre comportement quotidien, nous avons plein de flèches dans notre carquois. Et souvent, nous ciblons et mettons notre arc sous tension avec de bonnes intentions, avec l’intention de « bien faire », mais Dieu sait combien de fois nos flèches tombent à côté.
Nous irritons notre conjoint, notre collègue, notre prochain… sans vraiment l’avoir cherché. Mais voilà que nous avons « péché », « péché contre » quelqu’un.
Et notre texte pose la question : comment faire avec une sœur ou un frère dans la foi qui nous a irrités, qui est complètement passé à côté de quelque chose… de notre point de vue, évidemment ?
Avalons-nous notre ressentiment en passant à autre chose, en nous disant peut-être : « Elle ou il n’a certainement pas son meilleur jour, voyons comment ce sera demain… » ?
Cela peut marcher un temps, mais pas éternellement. Car si par malheur cela recommence, encore et encore… tôt ou tard, nous allons perdre patience et cela va sortir.
Humainement, cela sort assez souvent par une explosion, par des reproches, par des mots qui blessent, par des gestes déplacés… je laisse à votre imagination et à votre vécu tout ce que vous pouvez concevoir.
Or, l’Évangile de Matthieu nous encourage à aller vers ce contemporain désagréable comme on part à la recherche d’une brebis égarée. À faire un vrai effort de notre part pour retrouver cette brebis et la remettre dans le troupeau, lui trouver une place parmi les autres. Sa juste place, sans se faire du mal, sans se blesser, sans faire le vide autour.
Concernant la brebis perdue, cela consiste à la chercher. Peut-être est-elle tombée dans un fossé ou restée coincée dans des ronces. Il suffit au berger de la libérer, de la prendre sur ses épaules et de la ramener à la maison.
Avec le frère ou la sœur égaré(e), c’est plus compliqué.
Il ou elle pense peut-être toujours bien faire, ne voit pas en quoi ce serait son tort, etc.
Voilà un différend classique : deux positions, deux points de vue, deux versions et deux vécus d’une même histoire, et l’impossibilité apparente de se retrouver.
Vous vous souvenez quand nous étions enfants et que nous nous disputions dans la cour de récréation ? La maîtresse nous disait : « Allez, cela suffit ! Serrez-vous la main et réconciliez-vous… ou je vous punis tous les deux ! »
Eh bien, nous nous serrions la main et nous demandions pardon… mais en vérité, rien n’était réglé.
Et voici le génie et la modernité du texte de l’Évangile de Matthieu, qui propose une méthode, un protocole à suivre qui laisse une vraie place et une vraie écoute aux deux parties.
Étape 1 : Chercher la rencontre à deux, en tête-à-tête, se dire ce qu’on a à se dire et être à l’écoute de l’autre.
Vous l’avez tenté et, malheureusement, cela ne change rien au quotidien ?
Passons à l’étape 2 :
Chercher la rencontre avec une ou deux personnes qui assistent à l’entretien : des tiers, des personnes qui ne sont pas concernées en première ligne par le différend en cours.
C’est un principe appliqué dans le cadre d’une médiation, par exemple : permettre à des personnes de se parler dans un cadre sécurisé et devant témoins. Ce qui peut aider à sortir de l’impasse d’un dialogue de sourds.
Et si même ce cadre ne change rien, alors on passe à l’étape 3 :
« 17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un non-Juif et un collecteur d’impôts. »
Difficile de dire qui est « l’Église », quelle entité, quelle instance… mais disons que cela devient une affaire suffisamment importante pour concerner tout le monde : toutes les personnes qui appartiennent à la communauté, à l’Église, d’une manière ou d’une autre.
Car, entre-temps, ce différend est devenu si lourd qu’il met en difficulté l’entité entière. Ce n’est plus juste une affaire entre deux personnes, mais une situation qui fragilise le lien et l’harmonie de la communauté tout entière.
Alors, si même à ce niveau on ne trouve pas de solution, que faire ?
Je vous relis encore une fois cette phrase et je vous laisse quelques secondes pour réfléchir à la manière dont elle résonne en vous. Comment évaluez-vous la solution proposée ?
« 17 S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un non-Juif et un collecteur d’impôts. »
(Pause)
Je vais vous proposer quelques conclusions au choix, et je vous prie de lever la main si vous êtes d’accord avec la proposition. Vous pouvez voter plusieurs fois.
Alors, qui pense ici que cette phrase est de l’ordre d’une…
- Condamnation ? (levez la main)
- Une exclusion ?
- Une porte qui reste ouverte ?
- Un acte nécessaire ?
- Trop dur ?
- Pas vraiment chrétien ?
Merci ! On s’arrête là.
Remarquons que Jésus s’est toujours mis à table avec les non-Juifs et les collecteurs d’impôts… Mettre une personne dans cette catégorie ne veut donc pas dire rompre le contact, ni l’exclure au sens définitif. C’est acter une distance, un désaccord qui perdure, une difficulté dans la rencontre… mais que, avec l’aide de Dieu, on reste toujours prêt à surmonter. Cependant, dans ce cas précis, il faut que l’autre bouge. Nous ne pouvons pas tout accepter.
Observons-nous nous-mêmes avec un regard autocritique.
Qu’est-ce qui nous a coûté cher, ces dernières décennies,
dans la réputation de l’Église ?
Le fait d’avoir été trop durs, trop stricts… ou au contraire trop lâches et trop mous face à des frères qui avaient péché ?
Je pense aux abus sexuels ou spirituels dont nous avons été malheureusement témoins, parfois au sens large, au sein de l’Église.
Trop souvent, l’Église s’est cachée derrière un discours qui pardonnait trop vite, qui cherchait à balayer sous le tapis de la charité chrétienne ce qui aurait dû être traité avec fermeté et lucidité. On a parlé de « brebis égarées », alors qu’il s’agissait clairement de loups qu’il fallait sanctionner et éloigner du troupeau.
Notre discours sur le pardon est parfois perverti par l’idée reçue selon laquelle il faudrait tout accepter et tout supporter.
Malheureusement, la réalité de ce monde – et donc aussi de l’Église – fait que parfois, il faut trancher et nommer ce qui ne va pas.
Matthieu 18 nous invite à le faire, mais pas n’importe comment : étape par étape, selon un protocole qui permet de distinguer ce qui est un simple différend ou malentendu entre deux personnes, de ce qui est grave au point de remettre en cause toute l’Église.
Et à la fin, il n’y a ni exclusion définitive ni abandon pour toujours : il y a la mise de l’autre à sa juste place. La place où l’on estime qu’il ou elle doit travailler sur sa position, pour de vrai. Pas comme des enfants dans la cour de récréation qui se serrent la main en grinçant des dents, mais dans une vraie démarche de reconnaissance d’un tort.
D’où mon dernier point, que je souhaite aborder avec vous à partir de Matthieu 18 :
« 18 C’est vérité : tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. »
À quel point ces questions de torts, de péchés, de fautes, de relations accidentées et de cibles ratées nous lient-elles pour toujours et nous gardent-elles prisonniers ?
- Prisonniers de notre péché et de nos erreurs,
- Ou prisonniers de ce que nous avons subi en tant que victimes.
La bonne nouvelle de la première communauté chrétienne est de nous transmettre cette découverte : au nom de Jésus, il est possible d’être libéré et de se libérer réciproquement.
Je partage ici avec vous la réflexion d’une théologienne suisse qui a beaucoup travaillé sur cette question : Lytta Basset. La relecture de Matthieu 18 est au cœur de ses réflexions.
Je ne peux pas tout développer ici, mais à un moment donné, elle distingue ce qui pollue parfois notre compréhension ; elle distingue ce que signifient « pardonner » et « se réconcilier ».
Pour Lytta Basset, la confusion entre pardon et réconciliation est l’un des plus grands malentendus spirituels et psychologiques. Elle insiste fortement sur la nécessité de distinguer ces deux notions.
1. Le pardon est un acte unilatéral et libérateur
Le pardon est un cheminement intérieur et individuel accompli par la personne offensée.
- Il ne dépend pas de l’autre : il n’exige ni les excuses, ni le repentir, ni la prise de conscience du coupable (même si cela rend évidemment les choses plus faciles si c’est le cas).
- Son objectif : libérer l’offensé de la mémoire empoisonnée, du ressentiment et de la haine. Pardonner, c’est décider de ne plus laisser le mal subi gâcher son présent et son avenir.
C’est un don sans condition : le pardon ne se négocie pas et ne s’achète pas.
Je le dis avec mes propres mots : pardonner ne veut pas dire cautionner l’acte ou le péché en soi.
Il faut tout de même nommer le mal, ne pas passer dessus comme si de rien n’était.
Mais nous avons le droit – et Jésus nous le permet – de nous en libérer, de nous délier des torts subis.
Si nous gardons de la rancune face à un différend ou un mal subi et que nous en faisons le centre de notre existence, l’excuse à tout… cela veut dire que nous restons victimes à vie, liées pour toujours.
« Ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel. »
Le pardon commence ici !
2. La réconciliation est un processus bilatéral
La réconciliation est une étape relationnelle et réciproque. Elle remet deux personnes en lien et réaffirme une confiance mutuelle.
- Elle exige la participation des deux parties : elle ne peut avoir lieu que si l’offenseur reconnaît sa faute, exprime un regret sincère et montre une volonté de réparer ou d’évoluer.
- Elle n’est pas toujours possible ni souhaitable : si l’autre reste dans le déni, la toxicité ou la violence, la réconciliation devient impossible, voire dangereuse.
Le passage de Matthieu 18 propose une démarche qui peut aboutir à une réconciliation, mais il acte aussi la possibilité que celle-ci ne puisse pas toujours se faire, et qu’il faille alors en tirer les conséquences.
Conclusion
On peut pardonner complètement à quelqu’un sans jamais se réconcilier avec lui.
Accorder son pardon permet de souhaiter le bien de l’autre à distance, tout en posant des limites fermes pour se protéger si la personne refuse de changer.
La réconciliation reste le but idéal, mais elle ne doit jamais être forcée aux dépens de la sécurité de la victime.
Et Matthieu 18 est une invitation à intégrer une telle démarche avec lucidité et fermeté au sein de nos Églises.
Quand un frère pèche contre toi…
N’attendons pas que les choses nous échappent et s’incrustent. En confiance et avec l’aide de Dieu, rencontrons-nous en vérité pour nous libérer de nos torts le plus vite possible. Amen.
PRIERE D’INTERCESSION
Présentons à Dieu le monde à la recherche de la paix, l’Église et notre communauté. Cette prière est signe et action de solidarité confiant que Dieu nous aide à nous soutenir réciproquement.
Notre père, tu nous dis d’habiter parmi nous.
Fais de nous une communauté de frères et sœurs qui savent surmonter les difficultés,
Enseigne-nous à soigner nos relations pour nous rassembler en TON nom, le tien, et non au nom de chacun de nous,
Fais-nous découvrir la force de chercher le pardon, de pardonner et d’être pardonnés.
C’est dans la prière que nous portons devant toi tout ce qui nous fait douter de ta présence :
nos difficultés en relation avec d’autres personnes,
la misère dans ce monde avec tous ses visages divers :
la famine, la guerre, la violence de toutes sortes, l’injustice, la pauvreté…
et tous nos frères et sœurs qui sont mal aujourd’hui et à qui il nous faut penser :
Nous t’en parlons en silence…
….
Montre-nous qu’un problème n’est pas la fin,
mais qu’en ton nom, nous pouvons trouver une fin pour les problèmes.
En communion avec les chrétiens partout dans le monde et à travers les siècles, nous prions en commun ainsi que Jésus nous l’a enseigné :
NOTRE PERE
En disant ensemble la prière que Jésus nous a enseignée, nous manifestons la réalité de l’Église Universelle.
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous ne laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.
ENVOI
Nous sommes envoyés dans le monde comme porteurs de la force et de l’amour de Jésus-Christ, notre Seigneur …
Béni soit Dieu,
Il nous a donné sa Parole pour que nous l’entendions,
Il nous a promis son Royaume pour que nous espérions.
Allez,
avec vos sœurs et vos frères,
dans l’audace et l’adoration. Lla joie de Dieu sera votre force ”.
Bénédiction
Le Seigneur de la paix vous donne lui-même la paix, en tout temps et de toute manière”.
Amen.
Christina Weinhold, 06 09 2026