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Le pain de vie
Jean 6 extraits du culte du 07 juin 2026

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Nous voici rassemblés.
Dans la confiance que le Christ ressuscité est avec nous,
au nom du Père,
par l’aide du Saint-Esprit.
Nous ne le voyons pas.
Certains l’ont reconnu au moment où il rompait le pain ;
d’autres parce que leur cœur brûlait en les écoutant ;
d’autres encore parce qu’un feu de braise et des poissons les attendaient sur le rivage.
Comment va-t-il se révéler à nous aujourd’hui ?
Par une parole qui nous touche ?
Par un chant ?
Par le partage du pain et de la coupe ?
Nous lui demandons, dans la prière, de demeurer à nos côtés.
Je vous invite à la prière :
Seigneur,
au petit matin de cette semaine,
tu nous appelles encore à jeter nos filets,
à demeurer dans la foi,
à poursuivre dans l’espérance,
à persévérer dans l’Évangile.
Donne-nous de te reconnaître,
comme celui qui nous attend sur le rivage,
comme un feu qui annonce la fin de la nuit,
comme le pain qui nourrit notre pèlerinage,
comme la parole qui éclaire nos cœurs obscurcis. Amen.
Débout Spontané : All 35/19 Pour que le jour qui se lève
DEBOUT PRIERE DE LOUANGE
Réjouissons-nous et bénissons le Seigneur :
BÉNI SOIT LE SEIGNEUR !
Avant la création du monde,
Avant même notre naissance, il nous a aimés.
Notre baptême est le signe de sa grâce. Par lui, notre vie contient une promesse,
Par lui, notre histoire possède une espérance.
BÉNI SOIT LE SEIGNEUR !
Avant que nous les cherchions,
Il nous a cherchés.
Avant que nous les connaissances,
Il nous a connus.
La paix, ce n’est pas que nous les connaissances,
Notre paix, c’est qu’il nous connaisse.
BÉNI SOIT LE SEIGNEUR !
Avant que nous venions ici,
Il nous a convoqués.
Et maintenant il nous accorde
Sa présence à partager,
À partager avec tout homme,
Comme un pain,
Comme une lumière.
BÉNI SOIT LE SEIGNEUR ! Amen
DEBOUT Cantique 1 41/17, 1.2.3.4. Les cieux et la terre (p. 584)
ASSIS A L’ÉCOUTE DE LA VOLONTÉ DE DIEU
Deutéronome 8.1-16
11 Garde-toi d’oublier le SEIGNEUR, ton Dieu, de ne pas observer ses commandements, ses règles et ses prescriptions, tels que je les institue pour toi aujourd’hui. 12 Lorsque tu mangeras et que tu seras rassasié, lorsque tu bâtiras et habiteras de belles maisons, 13 lorsque ton gros bétail et ton petit bétail se multiplieront, que l’argent et l’or se multiplieront pour toi et que tout ce qui t’appartient se multipliera, 14 prends garde, de peur que ton cœur ne s’élève et que tu n’oublies le SEIGNEUR, ton Dieu, qui te fait sortir de l’Egypte, de la maison des esclaves.
ASSIS RECONNAISSANCE DE NOS LIMITES
Prière de Repentance (assis)
Prions,
Seigneur. Voici la tentation de nous tous : l’oublie.
Nous sommes tous capables de crier et de râler quand cela ne va pas,
nous sommes tous capables de voir l’erreur au milieu de plein de bonnes choses
mais voici que nous oublions si souvent ce que nous avons reçu,
la grâce et le pardon par rapport à toutes nos limites, par rapport à nos manques et nos erreurs, le secours dans nos misères.
Nous oublions que nous avons reçu ton amour pour nous tenir là où nous sommes fragiles,
que nous avons reçu des commandements pour être guide et aide dans notre vie,
pour être responsable malgré nos limites.
Seigneur, viens au secours et rappelle nous ton amour et ton aide,
pour que nous ne l’oublions pas. Amen
ASSIS Spontané : All 43/04 Seigneur, reçois, Seigneur, pardonne
ANNONCE DE LA GRÂCE
Dieu a posé sur chacun
et sur chacune de vous
un regard d’amour,
un regard de Père.
Il accueille votre repentir.
Il vous invite à vivre avec lui,
tous les jours, son pardon et son amour.
DEBOUT Spontané : All 45/24 La grâce et la joie
PRIERE AVANT LES LECTURES
Nous demandons à l’Esprit Saint d’éclairer nos esprits et nos cœurs afin que la parole qui sera lue et méditée devienne pour nous Parole de vie.
Seigneur, ne te tais pas en face de moi.
Si je frappe à ta porte par ma méditation, ouvre-moi ,
si je t’interroge, réponds-moi ,
si je t’implore, exauce-moi!
Oui, tu le feras dans ta grande bonté,
tu le feras largement,
pourvu que, lorsque tu parles,
moi-même je ne détourne pas mon oreille.
Car si on t’écoute, tu écoutes,
si on accueille tes avis,
tu accueilles nos demandes.
Parle donc, Seigneur, ton serviteur écoute,
réponds à celui qui te parle. (Isaac de l’Etoile †1178)
LECTURES BIBLIQUES
Dt 8, 2-3.11-18
2Souviens-toi de la longue marche que le Seigneur ton Dieu t’a imposée à travers le désert, pendant quarante ans ; il t’a ainsi fait rencontrer des difficultés pour te mettre à l’épreuve, afin de découvrir ce que tu avais au fond de ton cœur et de savoir si, oui ou non, tu voulais observer ses commandements. 3Après ces difficultés, après t’avoir fait souffrir de la faim, il t’a donné la manne, une nourriture inconnue de toi et de tes pères. De cette manière, il t’a montré que l’être humain ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. 4Tes vêtements ne se sont pas usés, tes pieds n’ont pas enflé durant ces quarante ans. 5Comprends donc bien que le Seigneur ton Dieu veut t’éduquer comme un père éduque son fils. 6Observe les commandements du Seigneur ton Dieu, conduis-toi comme il le désire et reconnais son autorité.
(…)
11Prends bien garde ensuite de ne pas oublier le Seigneur ton Dieu en négligeant d’obéir à ses commandements, à ses règles et à ses décrets que je te communique aujourd’hui. 12Tu auras de quoi te nourrir abondamment, tu construiras et habiteras de belles maisons. 13Toutes tes possessions – troupeaux, argent, or – augmenteront. 14Alors tu deviendras orgueilleux, au point d’oublier que le Seigneur ton Dieu t’a fait sortir de l’esclavage d’Égypte. 15Il t’a conduit à travers l’immense et redoutable désert peuplé de serpents venimeux et de scorpions ; dans cette terre complètement aride, il a fait jaillir pour toi de l’eau du rocher le plus dur. 16Dans ce désert, il t’a nourri de manne, une nourriture inconnue de tes pères ; il t’a fait rencontrer des difficultés pour te mettre à l’épreuve, tout en te préparant un avenir heureux. 17Tu penseras alors que tu as atteint la prospérité par toi-même, par tes propres forces. 18Souviens-toi que c’est le Seigneur ton Dieu qui te donne les forces nécessaires pour atteindre cette prospérité, et il confirme ainsi, aujourd’hui encore, l’alliance qu’il a conclue avec tes ancêtres.
Jean 6, 51-59
51Moi je suis le pain vivant descendu des cieux. Si quelqu’un mange de ce pain, il vivra pour toujours. Le pain que je donnerai pour que le monde vive, c’est ma chair. »
52Là-dessus, les croyants se disputaient vivement entre eux : « Comment cet homme peut-il nous donner sa chair à manger ? » demandaient-ils.
53Jésus reprit : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité :
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
54Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang possède la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour.
55Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang est une vraie boisson.
56Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure uni à moi et moi à lui.
57Tout comme le Père qui m’a envoyé est vivant et comme je vis par lui, de même, celui qui me mange vivra par moi.
58Voici donc le pain qui est descendu des cieux. Il n’est pas comme celui qu’ont mangé vos ancêtres, qui sont morts. Mais celui qui mange ce pain vivra pour toujours. »
59Jésus prononça ces paroles alors qu’il enseignait dans la synagogue de Capharnaüm.
ASSIS Spontané : All 25 Dieu d’amour, tu fais connaître
Dieu d’amour, tu fais connaitre au plus humble tes secrets; et pour lui tu es un maitre qui te plais à l’enseigner.
Ta parole est un appui, le bonheur son héritage, et ses enfants comme lui auront la terre en partage.
PREDICATION
Mais le « pain de vie », à travers les siècles,
fut mis sous le microscope des scientifiques,
disséqué au nom de la théologie,
enfermé sous des couvercles de dogmes,
pétrifié et exposé comme un diamant à adorer derrière les vitres.
Le pain de vie, à travers les siècles,
fut sujet de débats jusqu’à faire couler du sang,
un sujet pour se casser les dents,
un sujet de division et d’affrontement.
Le pain de vie a vite un gout amère quand on voit les difficultés de communier dans nos églises différentes .
II. Les deux textes bibliques proposés pour aujourd’hui nous font gouter de nouveau à la notion du pain et de la coupe du Christ. Essayons de nous approcher, malgré tous les débats et les pièges, avec un regard aussi éveillé que possible.
II. a) Commençons par Jean.
Dans l’extrait du texte qui commence par : « C’est moi qui suis le pain vivant », il est comme un fil rouge question de la vie.
« pour la vie du monde » « vous n’avez pas de vie » « la vie éternelle » « vivant » « vivra » « pas morts » « vivra » …
Il est question de vivre avec le Jésus, et grâce à lui. C’est un texte de résurrection. La bonne nouvelle est : les croyants seront élevés avec lui. Et ce thème de la résurrection et de la vie, ne se laisse pas disséquer ou formaliser.
Jean se sert comme souvent des images pour nous donner une idée de quelque chose qui de toute façon nous dépasse. Souvenons nous de l’échange avec la samaritaine au puits. Jésus lui parlait de la vie autour de l’image de l’eau.
Jean 4, 13 Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau-ci aura encore soif ; 14mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; au contraire, l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissant en vie éternelle. »
La samaritaine va découvrir une concrétisation de ce qu’est cette « eau vive » dont parle Jésus, à travers le caractère de cette rencontre : Cet homme, juif, qui transgresse toutes coutumes et lui adresse la parole et qui lui fait comprendre qu’elle est aimée et acceptée dans sa vie aussi compliquée et complexe qu’elle soit. Mais, plus encore, qu’elle-même peut devenir une femme qui annonce la bonne nouvelle, qui elle-même apporte l’eau vive aux autres. C’est cela goûter « l’eau vive ».
Alors de même, revenons au pain, le « pain de vie » : dans notre version on traduit par «il faut manger le pain », alors que le terme grec dit plutôt « mâcher », « mastiquer ». Cela revient un peu au même, mais souligne plus encore l’action à faire de notre part.
Mâcher, est vraiment notre part pour déguster, nous approprier la nourriture. C’est le contraire d’avaler aveuglement. C’est consommer en pleine conscience de choses : Ici, non pas consommer du pain, mais s’approprier Jésus, sa vie, son œuvre. Il dit aussi que c’est demeurer en lui, c’est vouloir vivre par lui, comme lui vit par le Père. Encore une fois, ce n’est pas le bout de pain qui est en question. Le pain n’est pas Jésus, mais la vie de Jésus est comme du pain à manger.
C’est au moment de déguster le bout de pain de la cène que nous sommes invités à mâcher toute l’œuvre de Jésus pour nous:
Si nous sommes rassemblés autour de cette table …c’est parce que lui s’est assis à table avec tant de gens: des gens non fréquentables, des gens de toutes les couches de la société, des amis et des ennemis.
Venir à la table et prendre le pain c’est participer pleinement à ce message par lequel Dieu, à travers Jésus, nous a montré toute sa volonté de nous rassembler malgré nos clivages.
Prendre le pain, c’est aussi être réconforté. Comme les corbeaux qui apportaient pain et cruches d’eau au prophète Elie : mange, car ta route sera longue!
Nous aussi, nous voici nourris pour nos routes de tous les jours, rassurés que Dieu sera à nos côtés. On vit par lui … car il est avec nous. Car il nous fortifie.
Ce n’est pas le pain qui le fait. C’est lui. Mais le pain nous le rappelle. …si nous le mâchons bien. Si nous sommes bien conscients de ce que Dieu fait pour nous.
Ou pour citer Martin Luther, sur ce sujet : ne pas se rendre à la Cène / Communion, comme un cochon qui court à l’auge!
Nous ne sommes pas intéressés par la nourriture, mais par le message, par ce qui nous porte au fond de notre foi : Avoir Dieu à notre côté, qu’il nous porte et qu’il nous fasse avancer au delà des difficultés de nos vies diverses.
II b) Et je pense ici au texte du Deutéronome.
Il nous rappelle que Dieu donne cette double nourriture :
la nourriture de la manne, qui fait vivre au jour le jour,
et la nourriture de la Parole, qui guide nos pas et nos choix.
Toutes deux nous aident à traverser les déserts que notre vie rencontre parfois :
le désert de l’absence de perspective d’avenir,
le désert de la fatigue, du deuil, de la déception.
Toutes sortes de déserts.
Mais Dieu se tient à nos côtés pour que nous n’abandonnions pas, mais avancions ; pour que nous traversions ces temps difficiles jusqu’à parvenir dans des lieux plus accueillants et plus vivables.
Le pain de vie nous accompagne depuis les débuts de l’histoire de Dieu avec les humains, et Jésus nous rappelle d’en avoir toujours dans nos réserves et nos baluchons.
Ce pain de vie ne disparaît jamais.
Chose miraculeuse : plus nous en mangeons et plus nous le partageons, plus il y en a.
III. Fin
Je terminerai dans cette perspective par une blague qui véhicule une vérité sérieuse.

En hommage à la célèbre fresque de Léonard de Vinci, L’Ultima Cena /« Le Dernier Repas » , on raconte l’histoire suivante :
Un soir, Jésus arrive avec ses disciples dans un restaurant.
À l’entrée, il s’adresse au gérant :
– Avez-vous une table pour vingt-six personnes ?
Le gérant confirme, mais s’étonne malgré tout :
– Je ne vois pourtant que treize personnes… Vous attendez encore d’autres convives ?
– Non, non, répond Jésus, mais tout le monde ici veut être assis du même côté de la table.
C’est là toute la chute de la blague, qui cherche à expliquer comment on peut peindre treize personnes assises du même côté de la table… ce qui n’est évidemment pas très logique.
Mais l’intention artistique est claire : nous, les spectateurs, sommes invités à nous asseoir à cette table, à y prendre place, à entrer en communion avec ce qui s’est passé il y a tant d’années. Nous sommes invités à passer du statut d’observateur à celui de participant, à devenir disciples ; à nous asseoir à la table et à mâcher, pour ainsi dire, toute l’histoire de Dieu avec ses enfants.
Aujourd’hui, nous avons goûté, comme entrée ou comme « amuse-bouche », deux extraits de la Bible sur ce thème. Voilà déjà de quoi se mettre sous la dent.
Une invitation à avoir faim d’un peu plus, à venir et revenir, de manière consciente et, je l’espère, joyeuse, à la table du Seigneur. Amen.
PRIERE D’INTERCESSION
Seigneur Dieu,
Car Jésus Christ en ton nom,
a rompis le pain avec les pauvres
bien qu’il fut regardé avec mépris.
Parce qu’il a rompu le pain avec les pécheurs et les parias
bien qu’il fut considéré comme un impie.
Parce que il a rompis le pain avec des gens en fête
et qu’il fut traité d’ivrogne et de glouton.
Parce que il a rompis le pain sur le chemin d’Emmaüs
que tu fis tomber les écailles des yeux des disciples.
nous te demandons ton soutient pour que nous aussi nous allions partager notre pain avec les autres sans nous laisser impressionner par le regard et jugement des autres.
Nous te demandons ton aide pour donner de notre temps et de notre bien, de nos dons et charismes pour que d’autres puissent en profiter.
Et voici que nous partageons la prière et nous t’offrons dans le secret de nos coeurs nos présomptions pour nos vies ou la vie d’autres personnes :
NOTRE PERE
En disant ensemble la prière que Jésus nous a enseignée, nous manifestons la réalité de l’Église Universelle.
Notre Père qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses
comme nous pardonnons aussi
à ceux qui nous ont offensés.
Ne nous ne laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du mal,
car c’est à toi qu’appartiennent
le règne, la puissance et la gloire,
aux siècles des siècles. Amen.
ENVOI
Nous sommes envoyés dans le monde comme porteurs de la force et de l’amour de Jésus-Christ, notre Seigneur …
Tels que nous sommes :
Nous sommes le Corps du Christ.
Exactement tels que nous sommes :
Nous avons part au Christ :
Au Christ qui a souffert.
Au Christ qui s’est donné.
Au Christ qui est ressuscité.
La résurrection – tout y est transformé.
Tout ce que Dieu a créé
sera transformé et ressuscitera.
C’est ainsi que nous nous mettons en route :
Sous la bénédiction
BÉNÉDICTION
… et fortifiés par la bénédiction de Dieu. La bénédiction à la fin de la célébration, avant de nous quitter, nous réaffirme que Dieu est avec nous tous les jours et partout.
Que Dieu nous bénisse.
Que la force de Dieu soit avec vous !
Que l’amour du Christ vous accompagne !
Que la puissance de l’Esprit vous apporte vie et joie !
Soyez bénis !
Soyez une source de bénédiction !
DEBOUT Spontané : All 62/81 Que la grâce de Dieu soit sur toi
Que la grâce de Dieu soit sur toi
Pour t’aider à marcher dans ses voies.
Reçois tout son pardon et sa bénédiction.
Va en paix, dans la joie, dans l’amour.
Christina Weinhold, 07 juin 2026