Voici, je fais toutes choses nouvelles !

Apocalypse 21, 5 Une parole biblique pour l’année 2026

« Oh la la, c’est la fin ! »
Souvent, nous le disons de manière inquiète ou désespérée. Nous n’aimons pas les fins.

Elles riment avec séparation, perte, deuil, tristesse, ou au moins avec une grande incertitude face à un « après » inconnu.

 

Dans le livre de l’Apocalypse, ce livre tout à la fin de notre Bible, l’auteur lève un peu le voile sur la fin. Il a eu des visions et il les partage. Dans l’avenir, promet-il, Dieu habitera avec nous : il plantera sa tente parmi nous. Il sera si proche que plus rien ne sera comme avant. C’est alors la fin d’un ancien monde.

 

Pour nous, le mot « apocalypse » est devenu synonyme d’une fin en désastre. (Qui, comme moi, a pu visiter l’exposition sur le thème de l’apocalypse à la Bibliothèque nationale ? Ce glissement d’une vision vers une fin catastrophique y était très bien mis en évidence). Mais le livre écrit par un certain Jean porte une toute autre vision. L’apocalypse de Jean veut consoler et encourager, donner de l’espérance.

 

Ici, la fin ne rime ni avec désastre, ni avec regrets du passé, mais avec la joie du nouveau.

 

« Voici, je fais toutes choses nouvelles », dit Dieu (Apocalypse 21,5)

 

Et quelles en sont les conséquences ?

Plus de larmes, plus de menaces, plus de deuil ni de tristesse…

 

Jusqu’au bout, Dieu créateur se révèle comme celui qui veut faire advenir la vie – même là où d’autres n’espèrent plus. Avec lui, des commencements sont toujours possibles. Il nous invite à ne pas nous inquiéter devant les fins, mais à nous réjouir des débuts, des commencements. Il nous invite à espérer que ce qui est mauvais peut prendre fin, et que ce qui est bon peut germer.

 

Une philosophe du XXᵉ siècle a fondé toute sa pensée à partir de cette devise.

Elle s’appelait Hannah Arendt.
Pourtant, elle a été témoin de la Shoah et a observé de près les procès des acteurs perfides du régime nazi. Elle avait le désastre sous les yeux. Mais au lieu de s’arrêter là, elle discernait aussi ce que cela signifiait que ce mal ait pris fin. Elle voyait la possibilité, pour l’humanité, de commencer autre chose. « Le pouvoir de commencer (beginning), avant de devenir un événement historique, est la plus haute capacité de l’homme ; il est identique à la liberté de l’homme » (Hannah Arendt).

L’être humain doit agir, se mettre en mouvement, pour commencer des choses – en déduit-elle.

 

Et nous pouvons nous dire que nous avons un Dieu avec nous, qui nous aide à recommencer sans cesse, à surmonter ce qui ne va pas.

 

Au début de cette nouvelle année, la parole biblique choisie nous invite à lever notre regard avec confiance vers l’avenir, vers des commencements possibles, et à faire ce qui est en notre pouvoir pour les rendre visibles – et nous en émerveiller.

 

Bonne année 2026 !

 

 

Christina Weinhold, pasteure

 

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